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(emma/hayden) ✯ you look just like a dream to me.

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MessageSujet: (emma/hayden) ✯ you look just like a dream to me.   Dim 1 Fév - 17:34

you and i were fireworks
that went out too soon.

fourthofjuly@falloutboy.

Poste de police.

T'en as longuement fait des cauchemars quand t'étais gamine, c'est presque ironique qu'au bout du compte, tu es décidée de devenir police à ton tour. Au début, les policiers, ils t'ont enlevé ta maman. Ils t'ont envoyé dans le système. Puis ensuite, la police, c'est ceux qui t'ont permis de rentrer chez toi alors qu'au fond, t'étais peut-être mieux où t'étais qu’où t'allais.

Peut-être que t'es devenue policière pour pas faire les mêmes erreurs que les monsieur dans leurs uniformes bleus.

« Daniels. J'ai besoin que tu te rendes à cette firme et que tu prennes la place de Matthews pour la surveillance d'un détenu qui est en rencontre avec son avocate. Il semblerait qu'il a eu un malaise sur place. » Il te tend une carte sur laquelle est imprimée le nom de plusieurs associés et une adresse et même si ce n'est pas ce qu'il y avait à ton agenda pour la journée, tu acceptes le changement sans broncher et tu te diriges à ton véhicule sans même dire un mot.

Parce qu'en ce moment, t'as drôlement intérêt à marcher droit et ne faire aucun faux-pas. Parce que tu ne peux pas te permettre aucune attention supplémentaire sur toi. Parce que même si ça fait des mois de ça, ton absence non-justifiée fait encore parler de toi dans les recoins du poste de police. Parce qu'il y a des rumeurs qui courent, ici et là. Ils veulent savoir, mais tu répètes toujours la même chose.

Malade, tu étais malade. Ce n'est pas si loin de la vérité après tout.

En ce moment, tout semble te ramener à ça. À ton overdose. À ta désintox. À ta rechute. Et puis le fait que dans quelques jours, ça va faire un an que tu es sobre. Une année d'enfer, mais une année quand même. Tu soupires. L'envie de consommer est toujours là, jour après jour, ça ne semble pas diminuer, mais par une force quelconque, tu résistes. T'es peut-être plus forte que tu ne le pensais, par tu ne sais quel miracle.

T'as les pensées qui volent d'un côté et de l'autre alors que la route défile sous tes yeux. La cabinet d'avocats où tu te rends n'est pas bien loin du poste de police, mais assez pour te faire du bien, pour que tu puisses essayer de te vider l'esprit ne serait-ce qu'un tout petit peu. T'as toujours aimé rouler, ici et là. Te perdre derrière ton volant, sans destination précise. Si tu pouvais, tu disparaîtrais et tu ne regarderais pas derrière.

Mais t'as l'impression d'avoir une chaîne à la cheville, comme un poids qui te retient à Minneapolis. Le problème, c'est que t'as aucune idée de quel poids il s'agit.

Tu gares la voiture devant le bureau, te dépêche à rentrer à la recherche de ton coéquipier. Tu le retrouves à l'entrée, assis sur un banc, l'air d'être mal en point. Il est blanc comme un drap et semble avoir de la difficulté à respirer. « Matthews p'tain, ça va? » Il hoche légèrement de la tête, comme s'il avait espoir que ça te rassure, sans grand succès. « Tu veux que je t'appelle une ambulance? T'as vraiment pas l'air bien. » Il refuse d'un mouvement de la tête, cherche de nouveau sa respiration. « Samantha vient me chercher. T'inquiète. T'as qu'à faire ton boulot. » Il pointe la porte d'un mouvement de la tête, pour te spécifier que le détenu y est toujours avec son avocate. Tu regardes à travers de la petite fenêtre, pour t'assurer que tout va toujours bien et tu t'accotes contre le mur, l'air sérieuse, les mains derrières ton dos, comme on le voit souvent à la télévision, en attendant que la rencontre se termine.

Ce n'est clairement pas la partie la plus fascinante de l'emploi, mais ça fait partie des tâches lorsque tu travailles au poste et que tu dois t'assurer du bien-être et du suivi des détenus. Tu ne sais pas combien de temps tu attends encore. T'as le temps de voir partir Matthews avec sa femme Samantha. De voir des avocats et des avocates passés ici et là, parfois seul, parfois accompagné d'un ou d'une cliente. Tu offres des légers sourires ici et là quand on te remarque, mais la majorité du temps, on fait comme si t'étais pas là. Après tout, c'est aussi dans la description du boulot, être le plus transparent possible dans les sorties en publique.

T'es un peu dans la lune quand tu aperçois une jeune femme sortir du bureau en face de celui où tu te trouves. Et tu reçois comme une décharge électrique alors que tranquillement, tu reconnais le moindre de ses traits comme s'ils étaient gravés dans ta tête. Les longs cheveux blonds, les lèvres pulpeuses, les grands yeux. Et tu peux pratiquement te souvenir de son odeur alors qu'elle referme la porte derrière elle, invitant son client à la suivre. T'aurais aimé qu'elle te voit, qu'elle te remarque comme tu viens de le faire.

Parce que cette fille, c'est celle qui a fait chavirer ton coeur, pendant dix jours en Australie.

Parce que peut-être que cette fille, c'est le poids à ta cheville qui te retient à Minneapolis, inconsciemment.
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MessageSujet: Re: (emma/hayden) ✯ you look just like a dream to me.   Ven 6 Fév - 9:52

i breathe you in, but honey
i don't know what you're doing to me.

irresistible@falloutboy.

Tu prends des notes tout en écoutant ce nouveau client. Nouvelle affaire. Une autre défense à monter dans les plus brefs délais. Tu récupères tous les petits éléments qui peuvent paraître secondaires et qui pourtant, pourront se montrer utile pour la suite de l'affaire. Tu te concentres sur ton job, et c'est tout ce qui compte. Mais tu aimes ce que tu fais, alors ça te semble naturel d'y mettre du cœur. Si tu n'aides pas ces gens, alors qui le fera ? Certes, dans le fond, tu n'es qu'une bonne comédienne qui sait détourner la vérité à l'avantage de la personne qu'elle défend. Certes, les cas ne sont pas toujours roses, et bien souvent pas aussi légers qu'une dispute de voisinage. Mais c'est cela aussi, qui t'intéresse. Les trucs un peu plus lourds à gérer. C'est une certaine fatigue mentale qui s'accumule au bout d'un moment, mais tu ne t'en es jamais plainte. Tu aimes ça, dans le fond autant que dans la forme.

Tu notes le prochain passage de ton client au cabinet, histoire de caler cela dans ton emploi du temps. Tu lui accordes un large sourire qui souligne ta détermination et ton optimisme. Tout est question de paraître bien souvent, dans ce métier. Donner confiance à son client, c'est s'accorder une chance supplémentaire de gagner le cas, et par conséquent, de grossir la réputation du cabinet – bien que celle-ci ne soit plus vraiment à faire. « Permettez que je vous raccompagne. » Ajoutes-tu simplement, te levant de ton bureau pour t'approcher de la porte, invitant Mme Beresford à te suivre vers l'extérieur. Ce qu'elle fait, te permettant de refermer derrière elle. Tu te décides alors à l'accompagner jusqu'à l'ascenseur, lui glissant quelques derniers propos sur le chemin, lui laissant entendre une fois de plus que tu penses qu'elle va remporter l'affaire, malgré les difficultés qui se présentent. Puis, tu lui serres la main, et elle quitte l'établissement.

Tu échappes un soupir soulagé quand tu fais le chemin inverse, en direction de ton bureau. Un coup d'oeil à ta montre te permet de voir que dans peu de temps, tu auras ta pause du lunch, et franchement, ce n'est pas négligeable au milieu d'une journée comme celle-ci. Tu reviens donc tranquillement vers tes quartiers lorsque sans trop savoir pourquoi, tu relèves la tête. Comme une sensation d'être observée, tu ne sais pas trop. Mais tu croises un regard ; ce regard en particulier. Il te dit quelque chose, il tape dans tes souvenirs, autant que cette chevelure rousse que tu crois reconnaître sans mal. Tu te figes sur place sans comprendre. Pourquoi est-ce que tes pieds refusent d'avancer. Pourquoi est-ce que tu ne bouges pas. T'es juste trop figée sur son image à elle. Dans son uniforme de policière. Ici même à Minneapolis, Minnesota, USA. C'est presque irréel. Peut-être que ça l'est un peu, même.

Tu hésites un instant, mais tu te décides à venir un peu vers elle, hésitante. « … Emma ? » Dans tes souvenirs, c'est comme cela qu'elle s'appelle. Emma. Un doux prénom. Seule information que tu as pu tirer de la jeune femme, lors de ce séjour en Australie. Dix jours. Dix jours loin de ton monde, dix jours intenses avec elle, l'inconnue. Un instant, tu te sens un peu vacillante, perchée sur tes hauts talons. Comme si ton cœur chavirait un moment, avant que les choses ne reviennent à la normale et que tu reprennes tes esprits. Sans trop savoir pourquoi, tu lui tends la main, comme tu l'aurais fait avec un client. Tu ne sais pas trop pourquoi tu fais cela. Un réflexe sans doute. Ou autre chose qui t'empêche d'agir normalement.

« Je savais pas que tu... Vivais à Minneapolis. » C'est dingue comme tu sembles hésitante dans tes propos, toi qui est toujours sûre de toi d'ordinaire. « Et que tu étais flic. » Ajoutes-tu avec un léger sourire en détaillant une fois de plus l'uniforme qui ne laisse pas de doute. Et le pire, c'est que même en uniforme, elle en est pas moins cette Emma de tes souvenirs, celle qui t'a fait tourner la tête pendant ces dix jours où tu étais déconnectée du monde. « Qu'est-ce que tu fais ici ? » Comme si c'était pas assez évident. Mais on ne peut pas te blâmer, tu es troublée sur l'instant. Troublée au point d'en perdre ton bon sens. Ton regard ne décroche pas du sien, si précieux. C'est comme si on te tirait en arrière, et tu ne sais pas si c'est une bonne chose, ou non.
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(emma/hayden) ✯ you look just like a dream to me.

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