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don't pretend you don't know me. ~ (ryan&lydia)

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MessageSujet: don't pretend you don't know me. ~ (ryan&lydia)   Ven 2 Jan - 9:26

don't pretend you don't know me.


T'as pas envie qu'on vienne t'écoeurer. Pas ici, pas maintenant.

T'as trouvé un havre de paix. Un petit endroit dans le monde où l'espace d'un moment, tu peux tout oublier. Tu peux mettre sur pause, tu peux tout ignorer. Un endroit où tu n'as pas besoin de te souvenir de cette chicane. Où tu n'as pas besoin de te souvenir que t'es enceinte jusqu'aux oreilles et qu'aux dernières nouvelles, t'es toute seule pour gérer tout ça.

Toute seule. Tu l'as été toute ta vie. Ça devrait plus te surprendre. Et pourtant.

C'est fou à quel point on s'attache à quelqu'un lorsqu'il commence à prendre ne serait-ce qu'un peu de place dans notre quotidien. À quel point on devient dépendant. On développe un besoin d'être avec cette dite personne. Même si c'est malsain. Même si ça fait mal. T'as appris dans la dernière année que ce besoin de l'humain de se fier sur les autres, de se reposer sur les autres, ça se développe. Ça ne vient pas naturellement. T'as passé toute ta vie sans personne et tu t'en sortais bien. Mais t'as développer un putain d'attachement pour Lockhart et maintenant, t'as l'impression que toute ta vie est en arrêt, que tu sais plus comment avancer, que tu sais même plus comment respirer. Et ça te fait chier, royalement chier.

Mais t'as cet endroit. Et tu peux respirer. Et arrêter de penser.

Alors tu t'y réfugies, tu t'y accroches, parce que c'est la seule chose que t'es capable de faire en ce moment. Cet endroit, c'est pas grand-chose, mais c'est mieux que rien. Cet endroit, il te fait pas penser à Ted, comme le reste de cette putain de ville. Tu peux pas te réfugier chez Adriel parce que c'est bien trop risqué de tomber sur Ted à n'importe quel moment. C'est à peine si tu arrives à dormir dans trop propre lit sans être sur le point de virer folle. Tu ne te ressembles plus. T'es pas la femme que t'étais, pas celle que tu veux être non plus. Forte, indépendante, qui a besoin de rien ni de personne. T'étais comme ça avant, et tellement plus. Mais t'es devenue molle, tellement molle. C'est d'un ridicule à faire pleurer.

Sauf dans ton endroit spécial. Ici, t'es celle que t'étais avant. Avant le bébé, avant Ted, avant toute cette merde. Tu marches, encore et encore. Tu fais le tour du stade vide, encore et encore. Quand il y a des matchs de football ou de baseball, tu regardes. Tu t'achètes un billet qui coûte la peau du cul et puis tu t'assis dans ces putains d'estrades et tu te moques des joueurs, et puis des gens dans les estrades qui achètent encore et encore tous les putains de produits des équipes, ou alors toute cette bouffe qui passe sous tes yeux, les hot-dogs et les chips. T'as jamais été une fan de sport ou quoique ce soit, mais en ce moment, ça te fait du bien, de perdre ton esprit dans toutes ces règles de jeux plus inutiles les unes que les autres. T'es toujours pas loin de ce stade en ce moment, à moins que tu ne travailles sur ton trafic qui roule plutôt doucement puisque t'es pas vraiment là pour courir les clients. Mais ça te dérange pas, pas vraiment. T'as pas vraiment la tête à jouer la super criminelle, et t'as pas vraiment l'état non plus.

Parce que ce bébé qui grandi dans ton utérus prend de plus en plus de place et que c'est de plus en plus difficile de faire la grosse dure quand on te prend pour un incubateur sur pattes. Alors tu te caches dans ton stade et tu oublies le reste sous les yeux d'un ballon ou d'une balle qui flotte dans les airs. C'est d'un divertissement pur et simple.

Ce soir, la lune est haute dans le ciel. Tu te perds dans les nuages. Il y a un peu de neige qui tombe et t'as les mains complètement gelées. Mais t'es pas prête à rentrer, pas encore. Il y a un match de football qui vient de finir, les gens qui s'en vont, tranquillement. Plus ça se vide, mieux tu te sens. Tu remarques un homme qui ne semble pas presser de partir, lui non plus. Et ça t'énerve. Tu veux qu'il s'en aille, tu veux qu'il te laisse en paix dans ton endroit de solitude, dans ton petit havre de paix.

T'as vraiment pas envie qu'on vienne t'écoeurer. Pas ici, pas maintenant.

Il te regarde. Ça t'agresse. En ce moment, tu t'énerves tellement rapidement, c'est probablement à cause des hormones. Mais tu réagis trop vite, trop fort. Tant pis pour lui. Il est dans le chemin de tes quelques minutes de paix intérieur. « Qu'est-ce que tu regardes? » Tu cris pratiquement. Pour être certaine qu'il t'entends bien, là où il est. « Qu'est-ce que tu m'veux? »


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