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Ghosts that we knew [Sam + Nate]

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MessageSujet: Ghosts that we knew [Sam + Nate]   Sam 25 Oct - 20:16

Ghosts that we knew


Fin de service, je salue mes hommes qui ont bien travaillé encore une fois aujourd’hui, au cours des différentes interventions. Je suis épaté aussi par notre nouveau candidate qui a un sang-froid et une analyse de situation assez impressionnants. Les gars me proposent d’aller au pub avec eux mais je décline l’invitation car je dois aller voir le chef pour parler de certaines petites choses. Ma décision de gravir les échelons, notamment, et toutes les formations académiques et pratiques qui s’en suivent.
J’ai toujours eu de l’ambition et j’ai toujours tout mis en œuvre pour y arriver, pour suivre la voie que je me suis tracée. Mon père est un officier haut gradé du corps des pompiers et depuis que je suis petit, je ne me vois pas faire une carrière différente, surtout maintenant que je nage dedans. Capitaine, Chef de bataillon… c’est ce qui m’attend pour les prochaines années. Après, nous verrons. Je ne suis pas vraiment prêt pour le moment à abandonner complètement l’action sur le terrain pour finir dans un bureau.

Quand je sors du bureau du chef, l’autre équipe a pris le relais. Je connais quelques têtes et quand je rentre dans la salle commune, je salue ceux que je reconnais. Et parmi eux, je vois Sam Monroe. Sam que j’ai connu grâce à sa fiancée, ou plutôt son ex-fiancée, Siam. C’est elle qui me l’avait présenté il y a quelques années et il se trouvait être pompier lui aussi. Un jeune passionné par le métier, on avait un peu discuté et ça avait bien accroché. C’est toujours agréable de tomber sur des jeunes qui ont ça dans le sang, qui n’ont pas juste ce complexe du héros. Sam était l’un de ceux-là, les pompiers dans l’âme. J’ai appris que Sam avait eu un accident de la route et qu’il avait dû renoncer à son métier pour un temps. Je comprends que ça a dû être un coup dur pour lui. Non seulement ça, mais aussi son amnésie et son couple qui a volé en éclats. Pourtant, les petits tourtereaux, j’ai du mal à les imaginer séparés. Ils avaient cette alchimie incroyable qui m’aurait presque fait envie. Presque. A l’époque, les relations et tout le tralala, c’était loin d’être mon truc. Je réviserais mon jugement à présent, avec Eva dans ma vie.

Je m’approche alors du jeune pompier, heureux de le voir ici. Je me demande s’il a repris ou s’il est juste en visite. Il porte son t-shirt de la caserne mais est-ce qu’il est en service à présent ?

Sam ! Je ne savais pas que tu avais repris ! Je suis effectivement agréablement surpris de le revoir avec son équipe et ça se voit sur mon visage et dans mes yeux. Je cache rarement ce que je ressens aux gens, que ce soit sur mon visage ou verbalement.
Je me suis toujours dit que je devais plus m’intéresser à cette équipe, je savais qu’ils avaient de bons éléments – dont Sam, et puis si je suis amené à graver les échelons, je serai celui qui les supervisera peut-être un jour.
Ca fait plaisir de te revoir ici. J’ai su pour ton accident… Je grimace en pensant à l’accident et aux conséquences. Je me garderai de lui dire que j’ai revu Siam, j’imagine qu’il n’a peut-être pas l’envie d’en entendre parler. T’as pu récupérer comme tu voulais ?
C’est toujours une inquiétude pour nous dès qu’il nous arrive quelque chose. Notre métier exige des qualités physiques et psychologiques assez contraignantes et au moindre accident, on espère toujours qu’on va pouvoir continuer, que rien ne nous en empêchera. Parce que terminer sa carrière à cause d'une chose qui nous handicape pour le métier de pompier mais pas dans la vie de tous les jours, c'est ma pire hantise. Un seul petit grain de sable peut enrayer la machine et c'en est fini pour nous. Et sans mon métier, je ne sais pas ce que je deviendrai. Je peux parier que Sam est comme moi à ce sujet.
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MessageSujet: Re: Ghosts that we knew [Sam + Nate]   Sam 1 Nov - 22:33


--- stop and stare, i think i'm moving but i go nowhere, you start to wonder why you're here not there and you'd give anything to get what's fair. (φ)

La bandoulière de son sac faisait pression contre son thorax, et il n'avait de cesse de s'agiter un peu pour la replacer, et éviter ainsi qu'elle n'appuie de trop contre une ou deux côtes encore un peu douloureuses et fragiles. Ce petit geste, comme bien d'autres composés au fil du temps, étaient une part entière de son quotidien désormais. Toute une organisation, un ensemble d'automatismes qui laissait comprendre aux autres que non, Sam n'était physiquement plus comme n'importe quel jeune homme de son âge. Il avait en une seule fois eu certainement plus de fractures qu'une seule personne au cours d'une vie entière. Il avait sûrement subi bien plus d'opérations qu'un sportif de haut niveau. Ingurgité une plus grande quantité d'anti-douleurs que bien des toxicomanes de cette ville. Pourtant, il gardait le sourire. Pourtant, il marchait toujours droit, vers un objectif qui lui semblait pourtant lointain, de plus en plus. Redevenir celui qu'il était avant, c'était tout ce qu'il demandait. Qu'on lui donne une chance de repartir au son de la sirène, de remettre l'uniforme, la tenue de feu, et de sauter dans le premier appartement embrasé dans l'espoir de sauver quelqu'un à temps. Ce métier, c'était tout ce qui lui restait désormais, alors que le reste s'était envolé en fumées. Aider les autres, c'était tout ce qu'il avait, à défaut de pouvoir s'aider correctement lui-même. Alors l'empêcher de reprendre sa réelle activité professionnelle, ça lui mettait un coup au moral. Ça faisait ternir cette jovialité naturelle que beaucoup lui connaissaient, pour laisser la place à un jeune homme un peu abattu par la vie, mentalement éteint qui bataillait contre les difficultés pour essayer de s'en tirer, sans grands espoirs. Mais il avançait, il allait de l'avant, toujours, quoi qu'il arrive. Il se donnait une chance, puisque comme dit précédemment, c'était bien tout ce qui lui restait.

C'est pourquoi il continuait à marcher dans la rue, d'un pas décidé, déterminé à rejoindre cette caserne qu'il connaissait par cœur. Il avait envie de s'y rendre, tout en sachant qu'il n'était pas de garde. Il avait juste ressenti ce besoin incontrôlable de se retrouver sur les lieux. De revoir ces merveilleux véhicules rouges, retrouver quelques collègues qui lui manquaient un peu aussi. Juste profiter de l'air de la caserne, et de l'odeur de l'essence et du feu de bois qui imprégnait souvent le hangar. Pourtant, une petite partie de lui restait réticente. Une partie qui lui rappelait que les choses n'étaient pas si simples. Que les autres allaient sûrement poser des questions, encore. Pour savoir quand est-ce qu'il allait revenir, comment... Lui n'avait aucune réponse concrète à donner, et c'était cela qui l'angoissait. Parce que si lui-même ne pouvait trouver réponse à ses propres questions, qui donc le ferait pour lui ? Il n'y avait pas de secouriste pour cela. C'était lui, le secouriste. Et c'est à ce moment un peu plus, que la mention de héros qu'on leur attribuait souvent prenait un autre sens encore. Après tout, comme Sam s'évertuait à le répéter aux nouveaux candidats depuis son entrée à la caserne ; les pompiers n'étaient que des gens ordinaires qui devaient parfois faire des choses jugées extraordinaires pour sauver d'autres gens ordinaires. Rien de plus, rien de moins. Il échappait un soupir et relevait plutôt la tête pour regarder en face. La caserne se dessinait sur l'horizon, déjà animée par quelques pompiers de la prochaine équipe qui prenaient le relais. Quelques minutes suffirent alors à rejoindre les locaux, poser son sac au vestiaire et enfiler une tenue de sport aux couleurs de la profession, avant de rejoindre la salle commune pour saluer les autres et profiter d'un petit café avant d'aller s'exercer un peu. Juste histoire de montrer que oui, il était toujours en vie. Et bien décidé à revenir, un jour ou l'autre.

« Sam ! Je ne savais pas que tu avais repris ! » D'abord étonné, l'interpellé finissait simplement par tourner la tête vers la personne qui venait de lui parler, un large sourire étirant ses lèvres alors qu'il échangeait une poignée de main avec Nathaniel. « Mon lieutenant, ça fait plaisir de vous recroiser, vraiment. » Et il hochait un peu la tête, totalement sincère. Sam avait toujours vouvoyé ce lieutenant, pour la bonne et simple raison qu'ils ne se connaissaient pas suffisamment pour qu'il prenne la liberté de l'appeler Nate. Puis, c'était une naturelle marque de respect, quelque chose à laquelle il s'accrochait malgré tout. « Ca fait plaisir de te revoir ici. J’ai su pour ton accident… » L'accident. Sujet qui revenait souvent sur le tapis. Le sourire du jeune Monroe s'effaçait légèrement mais il préférait hausser les épaules plutôt que de trop y penser, avant de prendre un air plutôt neutre, signifiant par là que ce n'était rien. « T’as pu récupérer comme tu voulais ? » Et c'est là que ça se compliquait un peu plus. Car ça, Sam n'en avait aucune idée. Si lui sentait que si, les tests de l'académie disaient que non. Il n'avait pas encore à cent pour cent le niveau d'aptitude nécessaire pour reprendre une activité opérationnelle, et ça lui donnait l'impression de ne plus être capable de rien. Il ne fallait pas croire, son monde s'était réellement écroulé, le jour de l'accident. Et aujourd'hui, il vivait avec les conséquences. Du moins, il essayait. « J'ai la tête dure vous savez, donc physiquement on va dire que ça va... Bien mieux. Vous m'auriez vu il y a sept mois de ça. Mais j'ai pas à m'plaindre, je suis encore en vie, donc c'est déjà pas mal j'pense. » Un bon début oui, même si la route était encore longue et que la guérison ne serait sûrement jamais totale. Monroe bougeait jusqu'à la cafetière, attrapant deux tasses, proposant au passage au lieutenant s'il voulait un café, avant de se servir. Il échappait un autre soupir, avant de se décider à enfin relever le regard vers l'homme qui lui faisait face. Et il y avait ce petit quelque chose au fond de ses yeux. Quelque chose qui s'apparentait à de la mélancolie. De constater, rien qu'en étant ici, tout ce qu'il avait perdu. « Je vais vous répondre honnêtement. Non, je n'ai pas repris. Et vous savez, je ne suis pas sûr d'en être capable un jour. Mais j'ai... J'ai besoin d'être là vous comprenez ? Parce que sinon, j'ai aucune idée d'où je vais. » Une confession comme ça, de but en blanc. Il s'était montré étonnement franc, et il bataillait pour garder la face, même quand il mourrait d'envie de s'isoler pour évacuer cette constante pression sur ses épaules. Mais plutôt que de prendre la fuite, plutôt que de penser à lui, il prenait une gorgée du liquide amer et décidait de se reposer sur un tout autre sujet. Quelque chose qui l'affectait moins, en un sens. « Et vous mon Lieutenant, qu'est-ce que vous devenez ? »
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MessageSujet: Re: Ghosts that we knew [Sam + Nate]   Mar 4 Nov - 23:15

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Son sourire est contagieux et je lui en envoie un alors que je lui serre la main avec fermeté. Sam est un gars costaud et je sens sa vigueur dans cette poignée de main.
Ça me fait toujours bizarre d’être vouvoyé, surtout par Sam. On avait passé une soirée ensemble pourtant, quand je les avais rencontrés par hasard, Siam et lui, mais impossible de le faire changer d’avis sur la question. Peut-être que ça viendra avec le temps, je ne sais pas. Cela ne me dérange pas outre mesure et surtout cela ne m’empêche pas de le tutoyer. C’est une chose que je fais facilement, je trouve ça plus sympathique finalement.

Ma question lui a ôté son sourire et j’en conclue que la réponse était plutôt négative. Mais elle me surprend, pourtant. Je l’écoute parler et je décèle beaucoup d’espoir dans ses paroles. Il a raison de voir les choses comme ça, parce que s’il y a quelque chose qu’on apprend avec ce métier, c’est justement que chaque jour est un cadeau et que nous, pompiers, on pouvait offrir la possibilité d’avoir ça à tout un tas de monde. Et un jour de plus sur Terre, ce n’est pas rien. Sauver les gens des flammes ou de toute sorte d’accidents… Pas qu’on joue à être Dieu, mais leur donner l’envie de voir cette réalité, de prendre conscience qu’on n’est pas éternel et qu’il faut profiter de ce qu’on a ici-bas.
Effectivement, c’est déjà pas mal. On m’a dit que t’avais eu de la chance de t’en sortir comme ça. Et puis aussi beaucoup de courage pour affronter tes rééducations. Oui, ce mec a été courageux mais ça ne m’étonne même pas. En Sam, j’ai toujours vu une force et une envie d’avancer qui m’impressionnaient. Heureusement, cette volonté ne l’a pas quitté après ce tragique accident.

Il m’avoue ne pas avoir récupéré suffisamment pour revenir travailler, et cela m’attriste un peu, parce que je comprends. Quand j'avais été blessé il y a quelques années et que j'ai dû rester chez moi pendant plusieurs semaines, j'ai cru devenir fou. Je suis désolé de savoir ça. Mais faut pas baisser les bras, tu sais. Et t’inquiète, je comprends tout à fait. Tu parles à quelqu’un qui ne peut pas se passer d’être ici ! C’est notre famille, c’est notre rêve depuis qu’on est petit. Nous l’enlever, c’est nous tuer à petit feu. Je repense à mon enfance que j’ai passée à la caserne avec Alix alors que nos pères y travaillaient. J’ai ça dans le sang, elle aussi. Et je sais que Sam, pour avoir discuté avec lui, a également ça qui coule dans ses veines. T’es ici chez toi, tu sais ! Ca me fait plaisir de te voir là, et je suis sûr qu’eux aussi. Je regarde les quelques hommes autour de la table. Hein les gars ? Ils acquiescent tous en souriant à Sam. Ils ont l’air heureux de l’avoir avec eux.

Je ne sais pas si sa question est faite pour changer de sujet ou s’il est réellement intéressé par ma personne, mais je lui réponds immédiatement sans chercher plus loin. Ben écoute, ça va. Le train-train quotidien, quoi, même si en ce moment c’est plus dur car on a encore personne pour remplacer Jenkins qui est à l’hosto. Un homme en moins, ça compte. Cela faisait déjà quelques jours qu’on se retrouvait à tourner à effectif réduit, et dans la Rescue Squad, c’était quand même important d’avoir tous mes hommes car l’effectif était déjà pas très grand. Et puis une idée me traverse. Hey, je sais que tu peux pas encore revenir travailler, mais ça te dit de venir dans mon équipe la journée et entre deux interventions, je m’occupe de toi pour te coacher et essayer de réussir ces fichus tests ? Enfin… si le lieutenant Herrmann ne s’occupe pas déjà de toi. Je voudrais faire quelque chose de bien pour ce brave homme. Sam mérite qu’on le remette sur les rails, parce que je n’ai entendu que du bien de son travail et cela l’empêcherait de partir à la dérive. Comme il dit, s’il n’est pas ici, il ne sait pas où aller. Autant mettre son temps à profit.
Ce sera avec plaisir, en tout cas. Et puis on a un nouveau candidate, tu pourras faire quelques trucs avec lui. Le lieutenant Ray se fera un plaisir de te faire bouger les fesses, un peu. Je lui lance un clin d’œil, sachant pertinemment qu’il connaissait bien Alix. C’est par elle que j’avais de temps en temps des nouvelles de lui.
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MessageSujet: Re: Ghosts that we knew [Sam + Nate]   Dim 9 Nov - 21:05

Avoir eu de la chance était un euphémisme. Plusieurs médecins s'étaient étonnés de sa survie. Parce qu'il avait été choqué deux-trois fois avant de revenir à la vie sans séquelles cérébrales, si ce n'était son amnésie partielle. Parce qu'il avait subi de lourdes opérations, parce qu'il était encore capable de marcher aujourd'hui, malgré la violence de l'accident. Il était plus que chanceux, il était miraculé, pour utiliser le terme d'une sœur qu'il avait croisé à l'église, quelques temps après son accident. Il se souvenait tout particulièrement de ce moment, du doux sourire qu'elle lui avait accordé. De la longue discussion qui s'en était suivie. Sam n'était pas sûr d'être croyant, et encore à ce jour, il ne savait pas trop où camper. Et s'il y avait quelqu'un là-haut, la seule chose qu'il pouvait ressentir à son égard, c'était de la rancune. La sœur lui avait dit pourtant, que Dieu avait un plan pour chacun d'eux. Sam avait presque sèchement répondu qu'il ne comprenait pas les intentions de cette entité, quand il lui avait enlevé sa jeune sœur et éloigné sa fiancée. La femme s'était juste éloignée avec sagesse, présageant de bonnes nouvelles pour le futur. Nouvelles qu'il attendait encore, bien des mois plus tard.

Sam ne pouvait s'empêcher de sourire à la réponse du lieutenant. Les plus passionnés ne pouvaient se passer de la caserne. C'était... Une deuxième maison. Une autre famille qui accueillait les nouveaux à bras ouverts, au prix de nombreux efforts. Et au fil du temps, tous devenaient tellement plus que de simples collègues... Le jeune Monroe ne les connaissait pas tous personnellement dans cette équipe, mais ce n'était pas là l'essentiel, puisqu'au final, ils parlaient tous le même langage, fréquentaient le même univers. Fallait pas croire, une caserne, c'était un monde à part, avec ses hauts, ses bas. On se serrait les coudes, on était là pour les autres, et c'est pour cette raison qu'ils étaient tous au courant de l'accident de Sam et qu'ils l'accueillaient d'autant plus chaleureusement aujourd'hui. « C'est bon d'avoir quelqu'un qui nous comprend lieutenant. Les gens... Les gens de l'extérieur, ils peuvent pas comprendre. » Ils ne peuvent pas comprendre l'intensité de ce que l'on vit. De la douleur que l'on ressent parfois. De la détresse des gens dont on s'imprègne par moment. Mais on ne peut pas les blâmer, car ils ne vivent pas ce que nous, nous pouvons vivre. Ni une minute, ni un jour de leur vie. Et Sam ne parlait pas seulement de ses parents. Mais de Siam aussi. De Siam, de ses amis. De ce monde qui l'entourait et qui semblait totalement sourd et aveugle, parfois.

Le jeune secouriste hochait un peu la tête à la réponse de son aîné. Tourner à effectif réduit, c'était toujours moins évident, et plus risqué pour les autres. Et il se faisait brièvement la réflexion qu'avec l'aval du chef de bataillon, il aurait pu la prendre cette place, même si ce n'était pas son équipe, pour dépanner, en attendant. « En effet, c'est pas l'idéal. Comment il va d'ailleurs ? Je devais passer le voir à l'hôpital mais... Faut croire que j'ai oublié ça aussi. » Il échappait un soupir. Même la mémoire à court terme lui faisait défaut par moment. C'était désespérant. Mais il se contentait de secouer la tête pour écouter les propos de son supérieur. Ou plutôt une proposition qui ravivait un peu la flamme au fond de son regard, ses yeux écarquillés posés sur le blond. « Woh hm. Ce serait juste. Oui, ce serait carrément génial si vous le proposez, je suis totalement ok, merci. » Il hochait un peu la tête. Passer les tests oui, encore. Arrêter de paniquer pour un rien. Il se disait que l'aide de Nathaniel n'était pas de refus, et que son expérience lui serait toujours bénéfique. « Et pour votre information, le lieutenant Ray ne m'entraîne pas, elle me martyrise. » Qu'il rajouta finalement, sans se prendre au sérieux, bien entendu. Alix était quelqu'un qu'il appréciait, il n'y avait pas à dire, et jamais il ne se serait permis de dire quelque chose de mal sur sa personne dans son dos.

« Je sais pas trop si vous avez prévu un truc en particulier, ou si vous connaissez de bons exercices mais.. Le truc qui foire à chaque fois c'est le caisson enfumé. Je panique et j'arrache mon masque et c'est éliminatoire. Je sais pas ce qui me prend. » Il secouait un peu la tête, baissait les yeux sur le contenu de sa tasse. Avant de passer derrière le comptoir pour nettoyer le récipient et le ranger dans une des étagères. Il paniquait oui, à chaque fois. À cause de l'obscurité. De cette sensation d'être oppressé. Il était loin d'être claustrophobe pourtant ; mais fallait croire que l'accident a changé bien des choses. « Ça et.. Hm... Je voulais vous demander quelque chose mais... » Il désignait d'un regard la sortie, lui signifiant par là qu'il préférait ne pas en parler devant tout le monde. Parce que admettre ses problèmes, c'était pas toujours simple. Encore moins pour lui qui gérait ceux des autres dans son métier, dans leur métier. Il attendait alors qu'ils rejoignent l'extérieur, et ceci fait, il reprenait la parole. « Désolé mais j'aime pas exposer tout ça aux autres, j'ai pas encore l'habitude. » Qu'il souligna d'abord, avant de se décider à reprendre la parole. « Dans votre carrière je suppose que vous avez déjà vécu des interventions... Marquantes. Moi aussi d'ailleurs. Des trucs qui vous laissent des souvenirs pas très agréables... » Commencer en douceur et réfléchir à ses mots, c'était une priorité pour ne pas raconter n'importe quoi, lui qui se sentait déjà un peu honteux et mal à l'aise de se dévoiler comme ça à quelqu'un qu'il ne connaissait pas plus intimement. « Et parfois on arrive à passer au dessus au bout d'un temps mais... Qu'est-ce qui se passe si on y parvient pas ? Si on n'arrive pas à passer à autre chose ? » Parce qu'il y avait de ça aussi. Même si c'était un peu différent, Sam avait peur de devoir gérer l'accident de voiture d'un autre. D'une jeune femme par exemple. Il avait peur de transposer sa sœur à travers la victime. Et de prendre des risques inconsidérés en conséquence.
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MessageSujet: Re: Ghosts that we knew [Sam + Nate]   Dim 23 Nov - 20:25

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Sam a raison, les gens de l’extérieur ne peuvent pas comprendre. C’est pas dans tous les milieux professionnels qu’on se sent comme on se sent ici à la caserne. Ici, c’est chez nous. Ces mecs, ils sont là pour nous comme on est là pour eux. Nos vies sont littéralement entre leurs mains et c’est ça qui rend les liens si forts. Sans parler de la passion qui nous anime pour la très grande majorité. Certains ne la ressentent pas aussi intensément, mais si on devient pompier, c’est rarement par hasard.

Je note un peu de désespoir dans la voix du jeune pompier, et je le comprends. J’imagine que la vie doit être bien plus compliquée à gérer quand on avait des problèmes de mémoires, surtout que ça lui avait ôté sa passion. Autant dire qu’il devait se sentir bien vide et bien inutile. Du moins, c’est ce que je ressentirais à sa place. Je lui envoie alors un sourire encourageant avant de répondre au sujet de Jenkins. Il est sorti d’affaires, c’est déjà ça. Il a subi plusieurs opérations et ils lui ont collé des broches. Malheureusement, il va lui falloir du temps avant de pouvoir réintégrer la Squad. Si jamais il peut, et ça, j’en étais pas du tout certain, mais je garde mon commentaire pour moi-même, histoire de ne pas anéantir le moral de Sam qui doit fournir tant d’efforts avant de pouvoir réintégrer son équipe. J’ai entendu tellement de bien sur lui, ce serait vraiment dommage que sa carrière s’arrête ici. Vraiment. Alix m’en a parlé, l’autre jour, ça m’a attristé. D’où ma proposition. Et à voir la réaction de Monroe, elle l’intéresse, car dans son regard, je vois briller une lueur spéciale à laquelle je réponds avec un nouveau sourire. Que répondre d’autre ? Quand on voit l’espoir dans les yeux de quelqu’un, on a envie de tout donner pour arriver à l’objectif, non ? L’enthousiasme que je devine dans sa voix me donne la motivation de me donner à fond pour Sam. Je ne suis pas beaucoup plus âgé que lui, mais je ressens une fibre presque paternelle grandir en moi concernant ce jeune homme.  Super, alors. Mon planning est affiché dans le couloir, viens quand tu te sens d’attaque et je m’occupe de toi. On s’occupera de toi, je vais avoir besoin de mes hommes pour te booster un peu plus. L’esprit d’équipe c’est quelque chose de très puissant et avec ça, on est prêt à soulever des montagnes. J’ai toujours ressenti ça, depuis l’enfance quand j’ai commencé le football, et aujourd’hui dans mon métier de pompier. Leader, je l’ai toujours été, mais je sais que sans l’équipe, je ne suis rien. Mon statut ne m’octroie pas de privilège mais plutôt des responsabilités et une capacité d’écoute encore plus importante, c’est comme ça que j’ai toujours considéré mes rôles de leader, que ce soit en tant que quarterback ou de lieutenant.

Sa remarque sur Alix m’arrache un rire que je ne dissimule pas. C’est tout elle, ça. Et encore, estime-toi heureux, le lieutenant Ray, je la connais littéralement depuis toute ma vie. Tu ne peux même pas imaginer ce qu’elle m’a fait endurer ! Je plaisante qu’à moitié. A vrai dire, quand il y avait possibilité de faire les quatre cents coups, elle était toujours la première et elle m’entraînait avec elle. Mais faut pas croire que je suis la victime là-dedans, je ne suis pas en reste. On s’entraînait mutuellement, ce serait plus juste de le formuler ainsi. J’ai tout partagé avec ma Lilix, elle est l’amie sur laquelle je peux toujours compter, comme si elle était ma moitié. Je ne définirai pas ma vie sans elle, c’est une chose certaine.

J’écoute avec attention les problèmes qu’il rencontre et je réfléchis à comment je pourrai débloquer la situation. Rien de prévu pour le moment, Monroe, le programme dépend de toi, entièrement de toi. Si tu connais déjà tes faiblesses, c’est encore mieux, c’est là-dessus qu’on accentuera les exercices. Y a pas de caisson ici, mais on travaillera sur le côté psychologique d’abord avant d’aller à l’académie pour s’entraîner. J’espère qu’il est prêt à m’en dire plus sur son accident, apparemment il y a un blocage par rapport à ça. Tout est dans la tête, tu le sais. Si la tête va pas, le reste peut pas aller. Je le suis jusqu’au comptoir de la cuisine où il lave sa tasse. Il a une autre requête mais ne veut visiblement pas en parler devant ses collègues. Alors je le suis tranquillement, titillé par la curiosité. De quoi veut-il parler qui ne puisse être dit devant eux ?
Pas de problème, je lui réponds en vitesse lorsqu’il s’excuse. Mon regard est ancré dans le sien et j’attends impatiemment la suite, très intéressé.  Je hoche la tête quand il évoque les souvenirs douloureux que n’importe quel pompier est amené à avoir. Je repense à certains de mes collègues qui ont perdu la vie dans des feux ou des accidents, ceux qui trônent dans les cadres photos d’honneur dans le couloir de la caserne. Mon visage devient alors plus grave et humble à la fois, et je reste à l’écoute de Sam qui reprend enfin la parole. La question qu’il me pose n’est pas évidente… J’imagine qu’il parle de l’accident qu’il a eu, de la mort de sa sœur, Alix m’a dit. Ce que je ne sais pas, c’est si Sam me pose la question d’un point de vue personnel ou professionnel. Chagrin ou peur ? Est-ce qu’il parle de lui qui ne se remettra jamais du décès de sa sœur ou bien du fait que s’il rencontre une situation similaire, il aura du mal à agir comme un pompier devrait le faire ? Dans le doute, je lui réponds d’un point de vue professionnel. Sam, je crois que tu ne peux pas savoir si tu es passé à autre chose avant d’être confronté à un événement qui fera ressortir la peur en toi, cette même peur que t’as rencontrée lors de cet accident, quelle qu'elle soit. Mais je sais que t’es un bon pompier, t’as ça dans le sang. Et tu vas trouver en toi le courage d’aller au-delà de cette peur. Et oui, il peut y avoir des échecs, mais ce sont les échecs qui forgent un homme, aussi. N’aie pas peur d’échouer, Sam. Le principal c’est de donner tout ce que tu as. Et je sais que ces vies qui te demandent ton aide, tu les aideras, parce que tu es comme ça, Sam. Ils comptent sur toi et il va te falloir du temps, mais il n’y a que le temps et ce combat en toi qui pourront résoudre tes problèmes. Je le regarde avec une intensité particulière, peut-être que j’essaie de lui insuffler de la volonté par mon regard, je ne sais pas. Aie confiance en toi, Sam. Parce que j’ai confiance, et tes collègues là-dedans ont confiance, j’en suis sûr. Je pointe du doigt la salle derrière nous et je lui envoie un nouveau sourire encourageant. Je me demande si ce que je lui ai dit va l’aider. Laisse-toi le temps. Tout ne peut pas être réglé d’un seul coup. Reviens déjà parmi nous pour de bon. Et pour ce problème-là, tu verras. Tu sais, c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Il va avoir besoin de courage mais rien n’est perdu pour lui, au contraire. Il a tout à gagner.
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MessageSujet: Re: Ghosts that we knew [Sam + Nate]   Lun 16 Fév - 16:30

On leur demandait souvent ce qu'ils cherchaient dans ce métier. Si ce qu'ils voulaient, c'était la reconnaissance, ou bien, devenir des héros. Certains le faisaient sans doute pour la reconnaissance oui, sans jamais vraiment l'admettre. Et d'autres répondaient humblement que personne ne demandait à devenir un héros, mais que parfois, hé bien les choses tournaient dans ce sens. Et parfois, être un héros, cela impliquait des conséquences. Des sacrifices d'une partie de soi. Sam aurait sûrement trouvé ça plus noble, d'avoir eu un accident au travail plutôt qu'en conduisant comme un débile pour aller chez son frère, dans l'idée de lui régler son compte. Était-ce pour autant que Sam n'était pas un héros ? Il n'en savait rien, il n'était personne pour le dire, mais ces derniers temps, il se sentait tellement inutile que ce qualificatif le faisait plus rire qu'autre chose. Jenkins était un héros lui. Pas Sam. Pas dernièrement, et il n'avait de toute façon pas le souvenir d'en avoir été un un jour. Mais la proposition du lieutenant lui redonnait un peu le sourire, et plus important encore, un peu d'espoir. L'idée de pouvoir réintégrer la squad, c'était... C'était génial à ses yeux. Après tout, qu'est-ce qui lui restait d'autre, si ce n'était cette caserne et ses éléments ? Rien. Pas grand chose du moins. Entre Siam qui l'évitait, ses amis qu'il ne supportait plus vraiment, sa famille qui le regardait différemment... Cette caserne était le seul endroit où il se sentait encore bien. Il en avait besoin pour guérir. Il n'en avait pas juste envie non, il en avait besoin. Il hochait un peu la tête, se jurant de prendre connaissance du planning de son supérieur. C'était une chance qu'on lui offrait là. Une chance de réussir, de repartir sur les bonnes bases, et de poursuivre son rêve. Une chance de retrouver cette passion qui lui tenait tant à cœur, mais qui semblait pourtant s'éloigner avec le temps.

C'est un sourire reconnaissant qui étirait ses lèvres, avec une pointe d'amusement lorsque le pompier qui lui faisait face soulevait le sujet de sa relation avec Alix Ray. Sam avait longtemps entendu dire que c'était du solide entre ces deux là, et son aîné ne faisait que lui confirmer ce fait sur l'instant. Une amitié fusionnelle, des collègues comme on en voyait pas ailleurs... Toujours prêts à compter l'un sur l'autre, à faire confiance les yeux fermés, même sur une grosse opération. Le jeune Monroe restait admiratif d'une telle cohésion qui ne faisait que rappeler un peu plus l'esprit de famille qui imprégnait chaque centimètre carré de cette caserne. Et ce, malgré les différents, malgré les événements. Un pompier était blessé ? Les autres étaient derrière pour combler et soutenir, quoi qu'il arrive. Sam pouvait l'admettre, cet esprit de corps lui manquait aussi. Et pour le retrouver, il fallait s'exercer. Par conséquent, trouver d'où venait le problème, et c'était sûrement ce que cherchait Nathaniel avec ses questions. Sam ne pouvait prétendre d'avoir la bonne réponse, mais s'il savait quelque chose de juste, c'était bien que le caisson lui posait problème. Il ne savait pas pourquoi il paniquait, lui qui n'avait jamais ressenti quelque chose de tel auparavant. C'était juste devenu incontrôlable. Et son supérieur avait sans doute raison, quand il parlait de psychologie. Si la tête n'allait pas, comment est-ce que le reste pouvait suivre ? « Vous avez sans doute raison. » Il marqua une pose, prenant soin de nettoyer sa tasse. « Mais vous savez, je n'ai jamais rien ressenti de tel avant. C'était... C'était presque un jeu avant, à celui qui ferait le meilleur temps au caisson. Du moins c'est comme ça que je l'ai toujours vu. Mais maintenant, ça me fait paniquer. Pourtant, je ne suis pas claustrophobe, et je sais que ce n'est que de la simulation... » Aussi bien qu'il savait que ce caisson enfumé était la terreur de certains, lui s'en était toujours amusé, cherchant à battre des records pour gagner des paris. Aujourd'hui, il n'était pas mieux que tous ceux que le noir et l'enfermement pouvaient terroriser. « Et si justement, ce n'est que de la simulation, qu'en sera-t-il face à un cas concret, à une intervention bien réelle avec des vies en jeu ? » Et ça, il ne préférait même pas y penser. Mettre la vie d'un autre en péril à cause  d'un problème psychologique... Autant raccrocher immédiatement et rendre son équipement, plutôt que de prendre des risques inconsidérés.

Le besoin de s'isoler, il le ressentait encore. Non pas qu'il ne faisait pas confiance à ses autres collègues, mais il ne se sentait pas encore de tout dévoiler comme ça, devant tout le monde, sans la moindre réserve. Alors il préférait voir le secouriste à part pour en parler. Après tout, c'était aussi le rôle d'un supérieur, que de prendre soin de ses effectifs, non ? Et si Sam n'était pas du genre à s'apitoyer sur son sort et à chercher la considération des autres à droite, à gauche, il n'en avait pas moins besoin de conseils. Il voulait savoir à quoi s'attendre, une fois sur le terrain. Rien ne serait plus jamais pareil, il en avait conscience. Mais est-ce qu'il pouvait encore faire comme si de rien n'était ? C'était une autre affaire. Le moins qu'il pouvait dire, c'était que le lieutenant du squad était convainquant. Particulièrement convainquant dans sa manière de dire les choses. Oui, il y aurait encore des échecs sur la route, des embûches sur le chemin. Mais il ne devait pas abandonner. Les autres avaient encore confiance, et c'était l'essentiel. Autant dire que cette petite conversation reboostait au possible le jeune Monroe, qui n'avait qu'une envie ; recommencer. Revenir. S'entraîner autant que possible pour réussir, et reprendre sa place dans cette caserne. « Merci, sincèrement. De croire en moi, d'être là. J'ai pas le soutien de beaucoup de personnes, hors de cette caserne. C'est bon de savoir qu'on peut encore compter sur quelqu'un. » Sam hochait un peu la tête, parce que ce qu'il disait, il le pensait vraiment. Ça faisait du bien de se sentir entouré. Bien entouré de surcroît. Ça redonnait un peu de confiance en soi, ce peu dont il avait besoin et dont il manquait pourtant cruellement depuis l'accident. « Mais vous savez, ça va faire plus de huit mois maintenant. J'en ai marre d'attendre. Marre de prendre mon temps... Je sais que je dois me laisser le temps d'y arriver mais... J'ai la sensation que si je n'essaye pas à fond maintenant, alors je vais louper le coche et je peux dire adieu à cette caserne pour le reste de ma vie. J'ai envie d'y arriver. Vraiment. » L'impression que sa vie se jouait maintenant, dans les mois qui suivaient... C'était une sensation grisante et agréable. Grisante parce que l'échec l'attendait au bout s'il ne faisait rien. Agréable car ça redonnait un peu d'adrénaline, le coup de boost pour aller de l'avant. « Juste, avant qu'on se lance, j'aurais une dernière requête. Je sais que je ne suis pas encore de retour, et que rien n'est joué, et que je vais peut-être finir par quitter cette caserne mais... Si un jour je deviens dangereux pour les autres, renvoyez-moi. Ces gens ne méritent pas de subir les conséquences de mes erreurs. » Il se voulait sérieux et un peu grave dans l'expression. Mais c'était là sa seule demande. Il s'en fichait clairement d'être mis à rude épreuve, d'être malmené pour réussir, mais il ne voulait pas blesser les autres autant que lui, était blessé. Il ne souhaitait cela à personne à vrai dire, jamais.

« Sinon, je pense qu'on pourrait commencer jeudi, si ça vous dit ? Là je pense aller faire un peu de sport à la salle, mais si vous voulez commencer maintenant, je suis dispo aussi. » Il haussait un peu les épaules, signifiant par là qu'il n'y avait aucune obligation. Il avait juste du temps à tuer, et plutôt que de le passer au garage, il préférait reprendre le sport ici et entretenir son corps pour les efforts intenses que pouvaient parfois demander les interventions. « En tout cas, je voulais vous remercier, pour tout. » Pour l'avoir écouté, pour être là, pour s'être proposés. Tant de petites intentions qui soulignaient l'esprit de famille de cette caserne. Le jeune Monroe allait dire quelque chose, mais cette alarme si familière retentit au même instant dans la caserne. Celle qui annonçait une alerte et le départ des troupes. Potentiellement celui du lieutenant. Sam ne faisait pas vraiment attention à l'énoncé de l'intervention. Tout ce qu'il entendait sur l'instant, c'était l'annonce du départ imminent du truck, squad et de l'ambulance. Et qu'est-ce que ça lui manquait, de partir avec eux. C'était presque envieux qu'il observait les troupes se diriger vers le garage. C'était plus fort que lui, fallait qu'il demande. « Hm, lieutenant, ça va aller à moins un ? J'veux dire, je sais que j'ai pas totalement repris, mais je ne suis pas totalement inapte. » C'était sûrement une proposition un peu folle, et il ne doutait pas une minute d'essuyer un refus. Mais qu'est-ce que ça lui coûtait, que d'essayer ?
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Ghosts that we knew [Sam + Nate]

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