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Need someone to numb the pain. (Siam&Abra)

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MessageSujet: Need someone to numb the pain. (Siam&Abra)   Jeu 23 Oct - 21:56

Un dernier regard à son reflet dans le miroir et là voilà prête. C'était sur un coup de tête que Abra s'était préparée rapidement, enfilant une jupe et un top noir avant d'attacher ses cheveux dans un chignon lâche. Elle s'était à peine maquillée, n'ayant pas vraiment besoin d'autant d'artifices, surtout qu'elle n'avait pas pour projet de draguer ce soir-là. Ce qu'elle voulait, c'était se changer les idées, arrêter de ressasser encore et toujours toutes ces pensées plutôt néfastes pour elle. Et pour ça, elle savait exactement à qui s'adresser ; Siam, évidemment. Personne d'autre n'en serait capable et, de toute façon, elle ne voulait voir aucune autre personne. Avec Siam, elle pouvait être elle même sans se faire juger. Elle l'acceptait pour ce qu'elle était, ne critiquait pas sa façon d'agir. Elle ne lui en voulait pas d'être parfois si directe, de manquer de tact ou encore d'avoir tendance à peut-être trop boire. Non, elle ne faisait rien de tout ça. Elle se contentait d'être là pour elle, de la soutenir quand elle en avait besoin, de la comprendre sans que Abra n'ait besoin de dire le moindre mot. Et bien évidemment, l'américaine en faisait de même avec son amie. C'était sans doute ça qui faisait que leur relation fonctionnait si bien malgré tous les obstacles de la vie. Et c'était sans doute ça aussi qui faisait que la jeune femme savait que même si elle n'avait pas prévenu son amie et que cette sortie se faisait sur un coup de tête, celle-ci répondrait présente sans hésiter. Alors elle s'empara de sa veste et l'enfila avant de quitter le trou à rat qui lui servait d'appartement. Elle n'avait pas long à faire avant d'arriver chez son amie ; en un quart d'heure à pieds, elle y était. Une fois devant la porte de son amie, la brune sonna. Elle n'attendit pas longtemps avant de voir Siam ouvrir, visiblement étonnée de la voir devant sa porte. « File te préparer, on sort boire un verre. » dit-elle simplement. Et c'est assez. C'est assez pour qu'elle comprenne qu'elle en avait réellement besoin. Assez pour qu'elle ne proteste pas un seul instant et qu'elle aille enfiler autre chose.

Quelques instants plus tard, Abra marchait en direction d'un bar situé dans le même quartier que le domicile de Siam, celle-ci à ses côtés. Elle n'avait pas vraiment l'intention de se saouler, à vrai dire. Pour une fois, elle espérait pouvoir passer une soirée tranquille avec son amie, si possible, sans s'attirer d'ennuis. Évidemment, elle n'allait pas dire non à quelques verres. Rares étaient les soirées passées sans une goutte d'alcool, surtout depuis qu'elle était à Minneapolis. Elles arrivèrent toutes les deux dans un bar qui avait pour habitude de recevoir des groupes rock plutôt agréables à écouter, ce qui changeait de l'électro qu'on trouvait dans les boîtes de nuit fréquentées par des personnes de leur âge. En pénétrant dans les lieux, Abra jeta un rapide coup d’œil à son amie, souriant légèrement. « Promis, j't'obligerais pas à chanter sur un bar cette fois. » dit-elle en référence à cette soirée qui aurait pu très mal se terminer sans l'intervention d'un autre individu. C'était du Abra tout craché, cette façon qu'elle avait de prendre les choses à la légère et de faire comme si ce qui avait eu lieu n'avait pas failli être dramatique. Elle n'en tirait d'ailleurs aucune leçon ; à peine quelques jours plus tard, l'américaine s'était rendue dans un autre bar et avait terminé dans un état assez pitoyable. Quoi qu'il en soit, elle guida son amie jusqu'à une table où, en théorie, elles étaient supposées être tranquilles pour le reste de la soirée. La brune interpella un serveur qui passait près d'elles afin de commander un whisky comme elle en avait l'habitude. Elle laissa Siam choisir avant que le serveur ne s'éloigne, les laissant de nouveau seules. « Comment tu vas ? » Cela faisait bien trop longtemps qu'elle ne l'avait pas vu à son goût. Même si elle prenait des nouvelles, elle savait que la blonde pouvait tout à fait lui mentir et prétendre que tout allait pour le mieux. Dans tous les cas, de toute façon, elle savait d'avance la réponse à cette question. Elle n'allait pas bien. Elle était probablement aussi torturée, démolie que ne l'était Abra. « T'sais, t'peux le dire que t'vas beaucoup mieux depuis que j'suis là et que j'illumine ta journée. J'ai l'habitude, j'fais cet effet à tout le monde. » lance-t-elle, un léger sourire aux lèvres. Ou plutôt devrait-elle dire qu'elle avait tendance à exaspérer les autres.
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MessageSujet: Re: Need someone to numb the pain. (Siam&Abra)   Dim 9 Nov - 6:13

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« Qu'est-ce que tu comptes faire de ta soirée? » Joint au bec, tu relâches la fumer entasser entre tes lèvres avant d'offrir un regard à ton colocataire et désormais ami, Elliot. Ça fait quelques mois déjà que vous habitez ensemble, sauf que malgré le temps qui file, tu te rends compte que tu connais pas grand-chose de lui. Avant, t'aurais été curieuse en vue de tout ce mystère autour du jeune homme. Aujourd'hui, t'es plutôt indifférente. Tu sais une chose, il est bon au lit. Tu en sais une autre, c'est pas vraiment ton genre de gars. Plusieurs vivraient dans le malaise d'avoir baiser avec leur colocataire sans donner suite à la dite relation. Elliot et toi? Ça vous passe un peu passe par dessus la tête, et c'est tout à votre honneur. Vous êtes rien de plus que des inconnus qui partagent le même espace. Vous essayez de vous parler, parfois. Mais jamais trop. Juste un peu, pour faire bonne figure. « J'en sais rien. J'ai tout ce qu'il me faut ici. J'crois bien passer le temps à regarder des films pourris sur Netflix. » T'as pas envie de bouger ton cul, non. T'es vidée de toute énergie et tu sais pas vraiment pourquoi, sauf que ça n'a aucune importance. Elliot, il te regarde comme si tu étais une désespérée et tu lui fais une grimace pour seule et unique réponse à tous les commentaires qu'il peut se faire mentalement à l'instant. « Arrête de te morfondre et sort un peu ma belle, ça va te faire du bien. Un peu de sexe, ça remonte toujours le moral. » Tu ricanes, un peu parce qu'il est con, mais surtout parce que tu sais qu'au fond, il n'a pas complètement tort. Ça fait quelques jours que tu restes cachée dans ton appartement, donc quelques temps que tu n'es pas sortie dans un bar avec l'intention de te retrouver dans le lit du premier mec mignon qui te le propose. Peut-être bien que t'es en manque, ça expliquerait ton humeur de merde. Sauf que t'as pas envie de lui donner raison, alors tu répliques, comme tu sais si bien le faire, seulement histoire de pouvoir avoir le dernier mot. « Oh t'inquiète, j'ai tout ce qui me faut ici si jamais, mais merci de te soucier de mes besoins. » Tu lui montres tes doigts et il éclate de rire alors qu'il se décide finalement de sortir de l'appartement. Ton attention se redirige vers la télévision alors que seulement quelques minutes plus tard, que tu entends frapper à la porte. Tu tires une dernière fois sur ton joint avant de l'écraser dans le cendrier, un peu curieuse de cette visite surprise. Automatiquement tu te dis que c'est Elliot et qu'il a oublié ses clés, sauf que le visage que tu découvres en ouvrant la porte n'est pas celui d'un homme. Non, c'est plutôt celui de cette jolie femme qui te sert de meilleure amie dernièrement. Celle qui t'entraîne dans des conneries seulement pour mieux t'en tirer. Celle avec qui tu passes ton temps libre la majorité du temps. Celle avec qui t'as pas besoin de prétendre d'être la Siam d'avant, celle avec la vie rangée et les parfaites petites habitudes. Non, avec elle, tu peux être absolument qui tu veux. Et c'est ce que tu aimes tant chez elle. « File te préparer, on sort boire un verre. » Si ça avait été n'importe qui d'autre, tu l'aurais envoyé chier en lui disant que t'as pas envie, que tu préfères encore glander sur ton canapé. Mais pas Abra. Abra, tu lui refuses rien, non, jamais. Parce que tu sais que si la situation était inversée, elle se bougerait à son tour même si tout son être était en désaccord. « Donne-moi cinq minutes. » Elle se contente de hocher la tête avant de prendre ta place sur le canapé alors que tu files dans ta chambre. Tu attrapes la première robe qui passe, plutôt moulante avec un décolleté plongeant, sur lequel tu rajoutes une veste en jeans. Tu ne t'attardes pas longtemps sur ton maquillage, un coup sous les yeux et un rouge à lèvres font l'affaire à tous les coups.

La marche entre chez toi et le pub le plus proche se fait dans un silence plutôt réconfortant. T'es pas vraiment d'humeur à discuter et tu te rends compte que ton amie non plus. Simplement le besoin d'être l'une avec l'autre, sans trop se poser de questions. Tu lui offres un sourire lorsque tu l'as surprend à te regarder, elle te le renvoie. Tu passes ton bras autour de ses hanches, elle en fait de même. Vous êtes plutôt belles, comme ça. Sans trop en faire. Sans effort. Les regards des hommes se tournent vers vous à votre passage, et tu en profites. T'aimes ça, être le centre de l'attention Siam. Et tu sais comment faire pour l'avoir. Vous entrez finalement dans le pub, c'est pas trop plein, pour faire changement des clubs, et ça fait du bien. Tu aperçois facilement une table vide et tu y prends place, face à face avec la jeune Ridell. « Promis, j't'obligerais pas à chanter sur un bar cette fois. » Tu échappes un léger rire, des images de cette soirée te revenant légèrement en tête, mais rien de très précis. T'étais complètement saoule cette soirée-là, en aucun contrôle de tes gestes ni de tes paroles. Ça aurait pu être dangereux, sauf qu'une fois de plus, il y a eu un serviable chevalier que vous a sauvez la mise, à toutes les deux. Un inconnu que tu n'as jamais eu la chance de recroiser après cette dite soirée d'ailleurs. « Dommage. Tu sais combien j'aime donner un bon show. » Ça ne prend pas longtemps avant qu'une serveuse se ramène à votre table et tu te commandes une bière, sans trop y penser. T'as pas envie d'avoir un mal de crâne demain parce que t'as encore décidé d'abuser de l'alcool, alors t'as dans l'idée de rester plutôt raisonnable pour une fois. Évidemment, ça va dépendre de ce que ton amie te prépare, parce que tu te connais, si elle t'offre un plan de fou, tu risques bien fortement de suivre, comme à l'habitude. « Comment tu vas? » La question qui tue. Tu ne sais même pas pourquoi ton amie prend la peine de te la poser. Elle sait qu'en ce moment, tu vas mal, que ta vie, c'est un véritable fiasco, que t'es perdue, épuisée, et que t'as aucune idée comment tu es sensée faire pour te relever de tout ça, pour recommencer à neuf. Alors tu empiles, connerie après connerie, juste pour te faire croire que c'est ce qu'il faut faire pour avoir l'impression de vivre à nouveau. « Oh tu sais, ça va. J'me suis pas encore fait mettre dehors de l'équipe pour la campagne électorale, j'imagine que c'est déjà un bon départ. » Tu ris, parce que mieux vaut en rire qu'en pleurer. Dernièrement, t'es bonne pour te mettre tout le monde à dos, particulièrement tes employeurs pour des emplois plus minables les uns des autres. Mais pas la campagne. Pas encore, du moins. « Et toi? Tu m'as pas donné beaucoup de nouvelles récemment. » Tu t'inquiètes, plus que tu ne veux l'admettre, sauf que tu lui laisses de l'espace, à ta Abra. Parce qu'elle a besoin de son indépendance, et toi aussi d'un autre côté. Bien que cette fille, elle semble être la seule bouée de sauvetage qu'il te reste. Elle et Jay. Rien de plus. « T'sais, t'peux le dire que t'vas beaucoup mieux depuis que j'suis là et que j'illumine ta journée. J'ai l'habitude, j'fais cet effet à tout le monde. » Tu fronces les sourcils légèrement, un sourire sur tes lèvres l'air de dire en ouin?, alors que tu l'as regarde, agir le plus naturellement du monde alors que tu sais parfaitement qu'elle aussi, elle a vécu des choses horribles, qu'elle transporte avec elle partout des souvenirs qui créent des trous partout dans notre être. « Tu l'sais déjà que t'es merveilleuse Abra, t'as pas besoin de moi pour te le rappeler. » Ta main se pose instinctivement sur la sienne, dans un geste d'affection à lequel tu ne t'attendais pas de faire toi-même. Tu lui souris, tendrement. Pas comme on sourit à une amie, un peu plus. Tu te mords la lèvre légèrement, de te rendre compte à quel point elle est attirante, ton amie. Que de tout ce qui se trame autour de toi, tu ne sembles avoir d'yeux que pour elle. « Est-ce que j't'ai déjà dis à quel point tu m'fais du bien? » Un autre sourire qui veut trop en dire. Peut-être que ta bière te monte trop rapidement à la tête. Ou peut-être qu'au fond, t'as jamais rien vu d'aussi clair depuis un long moment.
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MessageSujet: Re: Need someone to numb the pain. (Siam&Abra)   Mer 10 Déc - 19:56


Souvent, Abra s'en voulait d'être aussi faible. Parce que oui, d'après elle, être hantée de la sorte par un événement ayant eu lieu plus d'un an plus tôt était synonyme de faiblesse. Certes, il n'y avait pas que ça. Il y avait aussi toute la pression mise par son père depuis son enfance ; son rejet lorsqu'elle était revenue pour lui annoncer que non, elle était incapable de retourner sur le terrain. Quand bien même elle aurait été apte physiquement, elle n'aurait jamais pu. Elle avait à peine supporter les quelques semaines qu'elle y avait passé, alors plus longtemps ? La brune aurait craqué, à un moment ou à un autre. Et il y avait fort à parier qu'elle n'aurait jamais pu s'en sortir après. Déjà qu'il lui arrivait de se demander si là, encore, elle allait pouvoir s'en sortir. Tourner la page. Arrêter de penser à cette journée, à tous ces morts, ces cris, ce sang. Arrêter de penser à son père et à sa déception, à ces mots, violents, qu'il n'avait pas hésité à employer contre elle. Le pire, c'est qu'elle avait rien dit. Elle s'était contentée de ravaler ses larmes et de fuir. Parce que c'était ce qu'elle savait le mieux faire à l'époque, Abra. Fuir lorsque tout devenir trop compliqué, trop difficile à supporter. Mais plus maintenant. Enfin, plus autant en tout cas. Maintenant, quiconque la côtoyant savait que l'américaine avait tendance à bien trop l'ouvrir, à dire tout haut ce qui ne se dit pas forcément, sans jamais prendre des pincettes. Presque toute sa vie, la jeune femme avait gardé pour elle ses pensées, surtout lorsqu'il s'agissait de son père. Mais l'armée, ça l'avait changé. Tout comme ça changeait chaque soldat, probablement. Il était impossible d'affronter toutes ces horreurs et d'en ressortir indemne.

Mais c'est pas si grave que ça si elle se montre faible. C'est pas si grave, parce qu'elle a Siam qui est là pour la supporter et pour l'aider à être un peu plus forte. Elles étaient toutes les deux abîmées et c'était sans doute ça qui les aidait à se compléter, à se soutenir mutuellement. Siam, et l'alcool, évidemment. Abra pouvait pas réellement faire ça même si elle prétendait volontiers le contraire. Pourtant, étant donné le nombre de fois où elle avait terminé dans un état pitoyable, elle aurait sans doute du avoir la puce à l'oreille. Mais non, elle recommençait et enchaînait avec un autre verre, quitte à s'enfoncer davantage encore. « Et faut dire que tu sais t'y prendre, lorsqu'il s'agit de donner un show digne de ce nom. » lance-t-elle en souriant légèrement. Elle le pensait ; Siam savait s'amuser comme il le fallait et ne manquait pas de faire rire la brune encore et encore. Et ça, ça lui faisait encore plus de bien qu'un verre de whisky. Puis, sans trop y penser, Abra pose cette question que tout le monde pose, souvent sans réellement se soucier de la réponse. Fallait dire que souvent, elle était fausse. Chacun préférait balancer un « ouais, ça va » plutôt que se justifier et étaler devant l'autre les raisons de sa tristesse. C'était sans doute bien plus facile comme ça. « T'sais, ça serait bien mieux si c'était pour toi qu'on devrait voter. J'suis sûre que tu gagnerais, tous les mecs voteraient pour toi tellement t'es jolie. Et les filles aussi. Moi en tout cas, oui. » Évidemment, elle disait n'importe quoi. Elle doutait fortement que Siam veuille se présenter pour diriger la ville puis elle n'avait sans doute pas les moyens de le faire. Mais peu importait parce qu'elle le pensait vraiment ; quoi que Siam fasse, elle la suivrait et la supporterait. L'ancien soldat haussa les épaules. « J'vais bien, j'étais juste occupée ces derniers temps. Si un jour tu lis dans le journal, qu'une serveuse a massacré une dizaine de clients débiles, cherche pas, ce sera moi. » Comme Siam, elle cherche à dédramatiser la situation. Valait mieux en rire qu'en pleurer puisque dans tous les cas, rien ne changerait. Abra s'apitoyait déjà assez sur son sort comme ça, du moins, à son goût. Et alors qu'elle continue à plaisanter, à se vanter de mérites qu'elle ne pense pas avoir du tout, Siam lui sort ces quelques mots, tellement sincères qu'elle a l'impression que son cœur se réchauffe tant ça lui fait du bien. Elle sourit, sincèrement cette fois, le genre de sourire que seule Siam pouvait voir ces temps-ci. « J'sais pas ce que j'ferais sans toi. » C'est tellement pas son genre d'être sentimentale comme ça que pendant quelques secondes, Abra se demanda si c'était réellement elle qui avait balancé ça. Au final, ça lui était égal. Avec son amie, elle pouvait être elle-même, d'autant plus qu'il n'y avait rien de plus vrai que cette phrase. Elle serait totalement perdue sans elle, honnêtement. Et comme si Siam était elle aussi contaminée et qu'elle ne pouvait s'empêcher de lui dire ce qu'elle ressentait à ce moment là, elle se met aussi à se confier, plus ou moins. A ces paroles, la brune se surprend à vouloir se rapprocher plus d'elle. Ce qui la surprend aussi, c'est qu'à ce moment là, elle réalise à quel point elle sent bon. A quel point sa peau est douce. Son regard était tout bonnement incapable de se détacher du corps de son amie. C'est le serveur qui la tire de sa rêverie, rapportant leur boisson. Elle le remercie d'un signe de tête et prend son verre pour le diriger vers celui de Siam. « J'trinque à la plus jolie et la plus merveilleuse amie du monde. » dit-elle avant de cogner son contre le sien. Abra boit quelques gorgées et, au lieu de chasser toutes ces drôles de pensées qu'elle à ce soir, bien plus qu'à l'accoutumée, ces gorgées ne font que lui donner plus de courage pour continuer sur cette voie-là avec elle. Et, alors qu'elle allait reprendre la parole, un visage familier se rapproche de leur table. A ce moment là, c'est la panique chez Abra. Ce type, c'est un client. Pas du genre qu'elle sert au bar, non. Plutôt du genre avec lequel elle couche parfois contre quelques billets. Il est pas franchement attirant. Il a facilement 15 ans de plus qu'elle, c'est le genre gros lourd incapable de séduire sans étaler un peu d'argent. Et ce type, Joe, s'installa à leur table, pile à côté d'Abra, comme si c'était normal. « Abra chérie, j'pensais pas t'voir là. Tu m'présentes à ta copine ? » Il tourna la tête vers Siam, un sourire qui se vaut séducteur sur les lèvres alors qu'il avait toujours un bras posé sur le dossier de la chaise de la brune. Elle n'eut même pas le temps de répondre qu'il s'adressa à son amie. « J'suis Joe. T'bosses avec Abra ? » Immédiatement, la jeune femme vint prendre la parole. Hors de question qu'il crache le morceau, surtout pas devant Siam, elle serait morte de honte si elle venait à découvrir ce qu'elle faisait parfois. Mais abruti comme il l'était, ça serait pas étonnant qu'il fasse une bourde. Alors il fallait qu'elle s'empresse de l'envoyer sur les roses, sans rien dire de compromettant. « Ferme la Joe. Siam est une amie, j'bosse pas ce soir. Alors si tu pouvais nous laisser passer une soirée entre filles, ça serait adorable. » A l'air de Joe, elle comprit vite qu'il n'avait pas l'intention de lâcher l'affaire, malheureusement...
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MessageSujet: Re: Need someone to numb the pain. (Siam&Abra)   Sam 31 Jan - 16:11

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Une ambiance que tu connais bien. Une ambiance dans laquelle tu te sens légèrement mieux, presque. Tu essayes de te souvenir du temps où tu n'étais pas particulièrement du genre à passer tes soirées dans les bars, où tu préférais réellement mieux la simple compagnie de Sam, quelques bons plats devant la télé et une soirée bien plus tranquille. Mais plus le temps passait, moins tu semblais en mesure de te souvenir, ou du moins, de comprendre pourquoi tu avais été ce genre de fille, autrefois. Aujourd'hui, lorsque tu restais enfermée, tu devais boire quand même. Fumer un peu. Pour être en mesure de taire la douleur dans ta poitrine. Pour être capable d'éclater de rire devant les conneries même pas drôle à la télévision. Fallait que tu te changes complètement, pour avoir moins mal, ne serait-ce que pour quelques heures.

Mais Abra, elle était un baume sur ton coeur avec seulement sa présence. Et même si ensemble, vous aviez la mauvaise habitude de foutre la merde avec quelques verres de trop dans le nez, tu savais pertinemment que tu n'avais pas besoin d'être saoule pour passer un bon moment en compagnie de la brune. Elle avait ce petit je-ne-sais quoi qui la rendait spéciale pour toi. Peut-être parce qu'elle était entrée dans ta vie au moment précis où tu avais besoin d'elle. Peut-être parce qu'elle avait aussi mal que toi et que tu n'avais pas complètement besoin de prétendre que tu vas bien à ton tour. Ou peut-être tout simplement parce que c'était elle et pas une autre, tout simplement. Ça n'avait pas vraiment d'importance au fond, tant qu'on te l'a laissé, celle-là. « Et faut dire que tu sais t'y prendre, lorsqu'il s'agit de donner un show digne de ce nom. » Tu échappes un petit rire joueur, prend une longue gorgée de ta bière qui descend bien plus rapidement que nécessaire sous tes yeux. La bière, elle te fait découvrir de nouvelles envies en toi, et elle te donne un courage un peu fou. « Que pour tes beaux yeux. » Abra. T'aurais jamais cru. Mais t'as envie d'Abra. Là, ici, maintenant. Au milieu de ce bar miteux, entre deux bières. Encore faudrait-il que ton amie te renvoi la pareille pour ne serait-ce qu'oser un mouvement de plus, un mouvement de trop.

« T'sais, ça serait bien mieux si c'était pour toi qu'on devait voter. J'suis sûre que tu gagnerais, tous les mecs voteraient pour toi tellement t'es jolie. Et les filles aussi. Moi en tout cas, oui. » Tu souris à pleine dents, même si l'idée de fond est complètement débile. T'as aucune véritable connaissance en politique, aucune envie de t'y connaître non plus. D'ailleurs, t'es un peu perplexe à savoir pourquoi il te garde, même si ton boulot au fond, ne consiste qu'à faire des photocopies et apporter du café. Ce qui te plait vraiment de toute façon, c'est de peut-être comprendre qu'Abra, elle te trouve jolie. Ce soir particulièrement. T'as de la brume au cerveau, t'es pas sûre de ce que t'es censée en comprendre, mais plus les minutes filent, plus tu as envie de te plonger dans l'indécence. « Malheureusement, mon plan de campagne ne serait pas très concluant. À moins que le karaoké ne plaise à la ville autant qu'il te plaît à toi. » Tu te mords la lèvre, sans même t'en rendre compte, de la même façon que lorsque tu essayes de séduire un énième prétendant pour passer une bonne nuit. À ce moment même, tu ne penses pas vraiment aux conséquences que ça pourrait avoir. Tu penses seulement que ça doit être drôlement plaisant, de passer une nuit dans les bras d'Abra.

Du moins, t'aimerais drôlement le savoir.

« J'vais bien, j'étais juste occupée ces derniers temps. Si un jour tu lis dans le journal, qu'une serveuse a massacré une dizaine de clients débiles, cherche pas, ce sera moi. » Tu roules des yeux devant l'exagération de la jeune femme, mais tu comprends complètement le sentiment. Les petits boulots, c'est le fun sur un temps, mais ça devient rapidement un peu de la merde, particulièrement dans le service à la clientèle. « Faut pas, qu'est-ce que j'ferais moi si tu te retrouvais en d'dans? J'saurais plus où donner de la tête! » Parce que juste quelques semaines et tu vires un peu folle, sans ta dose quotidienne d'Abra, t'es pas certaine que tu tiendrais encore sur tes deux jambes si ce n'était pas d'elle, alors la simple idée de la perdre ainsi, ça t'arrache un frisson d'horreur. Tu devines très bien qu'elle déconne, rien de plus, mais l'idée demeure tout de même plutôt effrayante. « J'sais pas ce que je ferais sans toi. » Tu ne réponds rien, tu ne fais qu'hocher la tête. Parce que le sentiment est partagé, un petit peu trop même ce soir. Ta main dans la sienne, t'aimerais avoir un élan de courage complètement fou, approché ta tête de la sienne, poser tes lèvres sur les siennes, ces lèvres qui semblent soudainement si bonnes, si douces. Mais elle tourne la tête trop rapidement, attrape son verre et t'invite à trinquer. « J'trinque à la plus jolie et la plus merveilleuse amie du monde. » Tu souris à ton tour, fais claquer ton verre contre le sien. « Tout le monde sait que c'est toi. » Vous êtes limites quétaines et dégueulasses ce soir. Mais pour une fois, tu crois que ça vous fait du bien, autant à l'une qu'à l'autre. Peut-être même que ce soir, c'est exactement ce dont vous avez besoin.

Du moins, jusqu'à ce qu'un individu un peu moche ne vienne couper votre moment.

« Abra chérie, j'pensais pas te voir là. Tu me présentes ta copine? » Tu ne peux t'empêcher de regarder le monsieur de manière un peu croche, tournant le regard vers ton amie qui semble soudainement mal à l'aise. Ton regard se retourne de nouveau sur l'homme alors qu'il n'attend même plus après ton amie pour se présenter. « J'suis Joe. T'bosses avec Abra? » Sur le coup, tu sais pas vraiment quoi répondre. Tu ne peux t'empêcher de te poser des questions, sur le boulot de ton amie. Tu sais qu'elle est serveuse, mais de la manière que cet homme parle, t'as l'impression que c'est autre chose complètement. « Ferme-là Joe. Siam est une amie, j'bosse pas ce soir. Alors si tu pouvais nous laisser passer une bonne soirée entre filles, ce serait adorable. » Tu offres un sourire à ton amie, mais Joe ne semble pas en avoir terminé avec elle. « Fais pas ta timide Abra. Quelques billets bien placés, je sais comment te faire craquer. » Et puis, le Joe, il confirme les quelques doutes que tu pouvais avoir, sous le regard d'Abra qui ne semble pas savoir comment réagir sur le coup.

Et puis, tu te surprends à dire quelque chose que tu n'aurais jamais cru dire une fois dans ta vie. Mais qu'est-ce que tu ne ferais pas pour ta belle amie. « J'crois pas que tu aies de quoi payer les deux, et ce soir, on bosse qu'en duo. » Et dieu sait qu'au fond, ça te déplairait pas, du moins, à condition que le duo s'arrête à elle et toi, inclusivement. « Oh. Je crois pouvoir fournir. » Tu ne peux t'empêcher de te dire que ce mec, c'est véritablement un lourd, et ça te fait légèrement chier sur le moment, de te dire que ce gros porc a pu avoir une partie d'Abra dont tu rêves complètement depuis le début de cette soirée. Tu veux être claire. Tu veux qu'il dégage. Ce soir, t'as aucune envie de partager la jeune femme à côté de toi. « Non, t'as pas compris mon grand. On veut pas de toi entre nos deux corps nus, alors chow! » Surpris, il te dévisage pendant quelques secondes, avant de se lever et de partir. « Connasse. » Tu éclates de rire, alors que tu lui renvoi un « Imbécile! » qui a dû être entendu par une grande partie du bar. Tu t'en fiches. Au moins désormais, vous avez la paix.

Ton regard se retourne vers ton amie, et tu te demandes pourquoi elle n'a jamais été complètement honnête avec toi. Ta main retrouve la sienne, comme si tu voulais la protéger. La protéger de son propre jugement. « J'avais aucune idée, tu sais. Que tu faisais ça. » Tu cherches son regard, et quand tu vois qu'elle t'évite, tu prends ta main libre pour lui tenir le menton, la forcer à te regarder dans les yeux. « T'as pas à avoir honte Abra, pas avec moi. Compris? » Tu voudrais l'embrasser, faire disparaître sa gêne, sa honte. Mais t'as pas envie de la forcer, pas envie de la brusquer plus encore qu'elle ne l'est déjà. Alors tu te contentes de la regarder intensément, espérant lui faire comprendre indirectement le message.
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MessageSujet: Re: Need someone to numb the pain. (Siam&Abra)   Sam 14 Fév - 21:25


L'ambiance était différente ce soir là. Elles agissaient différemment l'une avec l'autre. C'était comme si dés le début, elles savaient toutes les deux comment finirait la soirée. Comme si elles s'étaient mis en accord, que c'était prévu, alors même que c'était loin d'être le cas. Évidemment, Abra avait toujours trouvé Siam jolie. Plus que jolie même. Sans oublier qu'il n'y avait pas que ça ; elle était affreusement drôle. Intelligente. Parfaite. Pour autant, elle n'avait jamais rien fait pour lui faire comprendre que partager son lit, sa nuit avec elle lui plairait. Et ce soir là, elle se montrait particulièrement séductrice. Tout comme son amie d'ailleurs, à sa grand surprise. Sans doute était-ce ce besoin de se réconforter auprès de l'autre, de profiter du fait que seule l'autre semblait capable de la comprendre et de la faire se sentir mieux, qui se manifestait d'une toute autre façon. L'américaine se surprenait à regarder un peu trop longuement la jeune femme face-à-elle. A laisser son regard traîner sur ses lèvres en se demandant quel goût elles pouvaient bien avoir. A se demander si sa peau était aussi douce que ce qu'elle en avait l'air. A se demander si elle arriverait à la faire frissonner, à découvrir ce qui la faisait se tordre de plaisir. Ce furent les paroles de cette même amie qui sortirent l'ex militaire de ses douces rêveries. « Hm, dommage qu'ils aient l'esprit si renfermé, je connais rien de mieux que le karaoké pour résoudre les problèmes économiques et sociaux d'une ville. » Peu importait au fond que leurs paroles n'étaient pas réellement censées. Rien n'importait même, si ce n'est le fait de pouvoir profiter l'une de l'autre sans se soucier du monde réel. Sans se soucier des problèmes de la vie quotidienne, des échecs qui ne cessaient de s'accumuler. Pour ce soir, il fallait tout oublier. Les paroles de Siam ne manquèrent pas de la faire rire. C'était ce rire léger, cristallin et sincère, qu'elle semblait être la seule à lui extirper sans grands efforts. « Justement, j'compte sur toi pour venir me libérer avec une lime planquée dans des oranges. » Partners in crime. Évidemment. Le pire dans tout ça, c'est que si Abra venait réellement à se retrouver emprisonnée pour x raison, Siam serait probablement la seule à lui rendre visite régulièrement. Enfin, même si la vie de la brune était un réel foutoir, elle ne risquait pas non plus de se retrouver en prison du jour au lendemain pour un crime grave, et heureusement d'ailleurs.

Et l'ambiance changea rapidement, bien évidemment. Ça aurait été bien trop beau que ça dure. Les démons d'Abra revinrent à la charge sous la forme de ce crétin de Joe. Honte. Angoisse. Culpabilité. Tant d'émotions qu'elle n'avait pas l'habitude de ressentir. Normalement, elle se foutait de tout. Mais là, elle était gênée par les insinuations de Joe qui ne laissaient aucun doute en ce qui concernait le métier qu'elle exerçait parfois afin de gagner un peu de cet argent qui lui manquait mais dont elle avait parfois cruellement besoin. Elle se disait que sans doute, Siam allait la voir d'un autre œil. Qu'elle allait baisser dans son estime, voir même qu'elle l'éviterait après avoir découvert ça. Sauf que comme d'habitude, elle avait tort. Siam rentra dans le jeu, en quelque sorte, ce qui fit qu'Abra releva la tête vers elle, surprise. Au fond, elle aurait du s'en douter. Son amie était bien la seule qui ne l'avait jamais jugé. Rapidement, elle envoie Joe sur les roses. Tant mieux, de toute façon, il n'allait pas lui manquer celui là. Elle avait toujours détesté sentir ses mains sur son corps, devoir simuler un plaisir qu'elle ne ressentait certainement pas. Alors tant mieux, si il n'avait plus l'intention de revenir la voir après ce soir-là. La jeune femme se doutait bien que Siam allait lui en parler, au moins un peu. Alors elle haussa les épaules d'un geste désinvolte, toujours en fuyant son regard. Personne ne savait ce qu'elle faisait. C'était bien la seule chose dont elle avait réellement honte tant elle se dégoûtait elle-même lorsqu'elle venait à vendre son corps. Malgré tout, Abra fut forcée de croiser le regard de Siam lorsque celle-ci leva son menton pour l'obliger à la regarder. Elle hocha légèrement la tête, soulagée par les paroles de son amie. Cela n'effaçait pas toute sa gêne pour autant. Enfin, cette gêne fut bien rapidement remplacée par une toute autre émotion lorsqu'elle se rendit compte à quel point la visage de l'autre brune était près du sien. Lorsqu'elle réalisa que si elle franchissait quelques centimètres, elle pourrait aisément sentir ses lèvres et savoir enfin le goût qu'elles avaient. Le regard de Siam l'aida à se rendre compte qu'elle aussi, elle semblait en avoir envie. Alors elle n'attendit pas plus longtemps. Elle se pencha légèrement et l'embrassa, d'abord timidement. C'était un peu hésitant, trace de cette gêne pas tout à fait dissipée. Quand elle vit que Siam ne la repoussait pas, bien au contraire, son baiser se fit plus audacieux et sa main alla même caresser tendrement sa joue. C'était encore bien mieux que tout ce qu'elle avait pu imaginer. C'était meilleur parce que c'était réel et que sur le moment, elle se sentait mieux qu'elle ne l'avait été depuis des mois. Lorsque ses lèvres quittèrent celles de sa voisine, elle sourit légèrement tandis que son regard restait encré dans le sien. « Tes lèvres sont douces. » C'est tout ce qu'elle avait trouvé à dire, ce simple constat qui reflétait l'état de bien-être dans lequel elle était alors. « Hm, je voulais que tu saches que je fais pas tout le temps ça, tu sais, c'est juste que parfois je.. » Finalement, Abra se tut sans finir sa phrase. Elle n'avait pas envie de parler de ça et Siam n'avait jamais demandé d'explications concernant ce qu'elle venait de découvrir. Alors la serveuse vida son verre d'une traite, déposa quelques billets sur la table avant d'enfiler sa veste. « J'ai pas envie de parler de ça. J'ai envie de parler de rien, à vrai dire. » Elle se pencha légèrement, un peu comme si elle allait lui confier un secret. Elle joua avec une mèche de cheveux bruns de Siam, un léger sourire sur les lèvres. « En fait, j'ai juste envie de toi ce soir. »
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Need someone to numb the pain. (Siam&Abra)

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