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how i'm feeling and my pride is the one to blame ✯ (erik)

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LITTLE WOLFand it haunts me every time i close my eyes.


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MessageSujet: how i'm feeling and my pride is the one to blame ✯ (erik)   Mar 7 Oct - 17:42


i look and stare so deep in your eyes
i touch on you more and more every time, when you leave
i'm begging you not to go, call your name two or three times.
(✯✯✯)

Allison fulminait. Le regard sombre. La respiration quasi haletante à cause de l'énervement. Le dos frappant le long corridor alors qu'elle semblait de plus en plus statique. Pas un mouvement. Rien. Jevadi hors de l'hôtel. Ce pauvre connard qui avait fini par se barrer comme ça. Sans une once d'explication. Sans un mot à l'encontre de celle qui ne tarderait pas à devenir sa favorite. La brune déçue d'une telle déconvenue. Parce qu'elle avait prévu de sortir le grand jeu. De l'amener un peu plus dans ses filets. De faire de lui son pantin sans rien laisser paraître. Des informations. Encore des informations. Pour en savoir plus sur son lien avec Soren. Pour en savoir plus ce qui se tramait derrière les murs de cet hôtel parfait en apparences. Elle avait idéalisé chaque point pour ce soir. De sa tenue – une petite robe noir moulante à souhait et ses escarpins – à son sourire lubrique et ces dents bonnes qu'à riper sur ses lèvres pulpeuses. Poupée chutant d'encore plus haut quand l'annonce tomba. Jevadi n'est pas là.  Lasse et colérique, Allison se décolla finalement du mur pour longer le long corridor. Le bruit de ses talons narguant le sol à mesure que les voix de fond devenaient de plus en plus importantes. En arrivant dans la grande salle, son regard balaya l'ensemble des personnes présentes. Des escorts pour la plupart, des clients affamés par la soif de vouloir dompter ces corps parfaits et sensuels. Échappant un éclat de rire presque sarcastique, Allison s'avança jusqu'au bar. Elle ne put s'empêcher de remarquer presque aussitôt l'absence d'Erik. Lui qui avait l'habitude de traîner ici. Pour boire. Pour se droguer. Pour oublier son quotidien complètement merdique. La brune comme souvent ne le comprenait pas. Elle restait perplexe quant à sa façon de se soumettre ainsi à Jevadi. Sa façon de rester là alors que tout pouvait le pousser à se barrer et lâcher l'affaire. Encore plus depuis leur dernière entrevue. Cette espèce de sensation continuant à narguer l'échine d'Allison. Elle savait pas comment se placer face à lui. Ni même si au fond, elle avait raison de vouloir lui faire vraiment confiance. Alors elle gardait cette distance. Cette espèce de froideur. Rien que pour faire mine que rien pouvait l'atteindre. Et qu'au final, elle n'allait pas changer ; ni faire une place véritable à l'homme dans sa vie. Secouant sa tête comme pour pester, la brune fit quelques pas de plus pour arriver à hauteur du bar. Un client tenta une nouvelle approche, glissant sa main le long de la chute de rein d'Allison. Une main qu'elle ne tarda pas à dégager – presque avec force, sans se soucier des possibles conséquences. Elle n'avait pas la tête à faire semblant ce soir. Encore moins à se laisser effleurer de la sorte par un type qui ne ressemblait à rien. Secouant la tête, elle se retrouva assis sur un haut tabouret en cuir rouge avant de faire signe au barman. La seule chose qu'Allison désirait à présent, c'était boire. Boire pour oublier la déception. Boire pour oublier la douleur à chaque fois que ses pensées s'égaraient vers Soren. Boire pour s'éloigner définitivement de la réalité.

Les verres s'enchaînaient. Un par-ci. Un par-là. Elle n'arrêtait pas. Les effets de l'alcool commençaient à se faire sentir. Cet espèce d'euphorie dans les veines. Sa façon de sourire sans même savoir pourquoi.  Elle n'arrêtait pas. Sans même réfléchir, la brune interloqua Spencer, le fameux barman. Pour obtenir quelque chose de précieux à cette seconde précise. L'adresse d'Erik. La demoiselle n'avait pas pensé à quoique ce soit. Elle avait demandé ça comme ça. Sans chercher à comprendre. Sans se poser la moindre question. Il était hors de question pour cette dernière de rester à moisir dans cet hôtel de malheur. Elle avait besoin de penser à autre chose. De se distraire. De faire taire les tracas de ce quotidien chaotique. Quand l'homme lui tendit un bout de papier griffonné d'une encre bleue, la brune quitta presque aussi vite les lieux. Titubant à moitié, elle se retrouva dans la rue. Le vent frappant sa chevelure un brin ondulé alors qu'elle déambulait sur le trottoir. Son bras s'élevant dans les airs pour alerter le taxi qui passa au moment même. Assis sur la banquette arrière, le regard d'Allison divaguait entre les rues qui s'offraient à elle. La demoiselle ferma les yeux par moment – comme pour retrouver un brin ses esprits. Elle revoyait le visage de Soren alors qu'ils étaient encore un couple heureux. Alors qu'il était encore en vie. Alors que son destin n'avait pas pris une tournure bien funeste. Puis le pire revenait à son esprit. La vision du corps sans vie du mafieux. Le patriarche Rhodes presque froid face à cette tragique nouvelle. Tout avait foutu le camp en une fraction de seconde. Absolument tout. Et à présent, elle était cloîtrée dans une vie sans contrôle. Un boulot d'escort pour sauver les apparences, pour en apprendre plus. Un boulot qui venait à de plus en plus la répugner. Elle avait parfois envie de tout arrêter – sans pourtant y arriver. Cette soif de vengeance à chaque fois plus forte que le reste. Un soupire filtra hors de ses lèvres rosées alors que la demoiselle vit le taxi se stopper. La brune tendit quelques billets avant de quitter l'habitacle. Face à l'immeuble d'Erik, elle se demandait si tout ça était vraiment une bonne idée. Débarquer ici sans raison apparente. Être à moitié ivre. Vouloir passer du temps avec lui ailleurs qu'entre deux rendez-vous salace. Sans réfléchir, elle inspira un grand coup avant d'avancer et de pénétrer dans le hall. Elle se mit à gravir les marches une à une pour arriver devant la porte du type. Une poigne forte contre et elle attendit que ce dernier ouvre. Son cœur ne put s'empêcher de s'emballer alors qu'elle se demandait où tout ça finirait par les mener. Quand la frontière de bois laissa Erik s'approcha, Allison esquissa presque aussitôt un regard lubrique – dominé par l'alcool dans ses veines. Sa main agrippée à l'embrasure de la porte alors qu'elle bomba la poitrine en s'approchant. « Hey ! » Soufflât-t-elle d'une voix légèrement rauque. « Le petit lézard a quitté le trou pour la soirée...et je me suis dis, pourquoi ne pas venir te voir ? » En vérité, y avait pas d'explication à tout ça. Elle avait bu. Elle avait eu l'audace de réclamer son adresse. Et la voilà devant lui. Allison haussa les épaules et sans même attendre l'avis de l'homme, elle pénétra dans l'appartement. Quelques pas pour détailler une décoration primaire alors qu'elle manqua de trébucher au sol. En se retournant vers lui, la brune le reluqua de haut en bas avant de se rapprocher. Assez pour que sa main se pose contre son torse à mesure qu'elle se rapprocha de son visage. Son souffle flirtant avec celui d'Erik. Leurs lèvres à proximité l'une de l'autre. Elle ne démordit pas de son attitude de poupée ivre. Elle avait besoin d'oublier. D'avoir la sensation de revivre. D'une manière ou d'une autre. « Tu es pas contre ma présence ici j'espère. » Comme si ça allait l'arrêter de toute manière. Riant aux éclats, Allison recula et s'adossa au mur non loin de là. Ses yeux ne quittant pas l'homme du regard. La soirée débutant vraiment. Tu vas me sauver toi, de la réalité ? Phrase crevant au creux de sa gorge. Comme toujours.

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☆ ☆ when the days are cold and the cards all fold. and the saints we see are all made of gold. when your dreams all fail and the ones we hail are the worst of all and the blood's run stale.
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MessageSujet: Re: how i'm feeling and my pride is the one to blame ✯ (erik)   Dim 12 Oct - 18:31


Night time, sympathise, i've been working on white lies
can i confess these things to you, well i don't know
embedded in my chest, it hurts to hold.
(✯✯✯)

Une occupation. C’était ce qu’Erik avait trouvé en décidant de finalement aider Allison. Après l’étrange discours qu’elle lui avait fait l’autre jour dans son hôtel, Erik avait enfin trouvé quelque chose à faire de sa vie. Quelque chose qui était certes quelque peu dangereux, mais qui au moins avait le mérite d’être utile et de donner un tant soi peu de sens à sa vie. Il ne savait pas trop pourquoi il faisait ça. Pas vraiment encore du moins. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il ne pouvait plus supporter Jevadi. Il avait beau se faire autant de rails que possibles, s’enfiler autant de verres au bar possibles, c’était plus possible. Leur « collaboration », « arrangement », cela ne pouvait plus continuer ainsi. Puis de toute façon, Erik avait bien remarqué qu’il se révélait de moins en moins important dans l’hôtel, et ce n’était qu’une question de temps avant que Jevadi décide de se débarrasser de lui pour s’accaparer l’hôtel pour lui seul. En devenir le seul et unique propriétaire. Avec Erik qui ferait fortuitement une overdose. Ou disparaîtrait soudainement. C’est pas comme si des proches allaient vraiment se mettre à le chercher ou s’inquiéter pour lui, à part ses parents, en maison de retraite et un peu séniles. La seule personne qui se souciait de lui, c’était Allison, alors que paradoxalement, elle le connaissait depuis moins longtemps que tous ses proches. Voire qu’elle ne le connaissait pas du tout. Enfin, le truc qui était étrange, c’était qu’elle semblait le connaître, comme personne d’autre le connaissait, mais que c’était quelque chose qui ne relevait pas des faits. Alors oui, elle savait pas forcément d’ou il venait, s’il avait des frères et sœurs, ces centres d’intérêts, comment il était tombé dans la drogue, et d’ailleurs lui non plus ne connaissait aucun fait du genre à son propos, mais ils paraissaient pourtant tout deux se connaître d’un point de vue qui dépassait les conversations polies, qui dépassait les apparences. Comme s’ils arrivaient à lire chacun dans leurs âmes respectives, qu’ils arrivaient à percer à travers le masque de bonne figure qu’arborait l’autre. Une sorte de compréhension mutuelle. Et c’était le genre de compréhension qui se révélait forte agréable étant donné qu’Erik n’aimait pas parler de lui et de sa vie personnelle, tout comme cela semblait être le cas pour Allison. Il avait donc promis qu’il l’aiderait. Même si elle était restée assez vague, elle lui avait dit que n’importe quelle information sur Jevadi était bonne à prendre, surtout concernant ses clients et principaux partenaires de buisness. Erik n’y avait pas vraiment fait attention la plupart du temps, ses partenaires semblaient tous se ressembler : ils avaient tous des sales gueules de mafieux en clair. Il lui donna un ou deux noms qu’il connaissait et ils en étaient restés là.

Cette après-midi, Jevadi avait rendez-vous avec un nouveau client, un client visiblement important qui avait trempé avec des grandes familles mafieuses italiennes. Erik avait décidé de se présenter à la réunion, ce qui eut le don de surprendre Jevadi, presque embarrassé. « Qu’est-ce que tu fais là Erik ? D’habitude à cette heure tu n’as même pas encore émergé, t’es sûr que t’es bien sobre car ce type ne fait pas affaire avec des clowns dépressifs si tu vois ce que je veux dire... » Alors qu’il était pour une fois parfaitement sobre, Erik lui lança un grand sourire, le genre de sourire qu’il avait pas arboré depuis des mois. « Non, t’en fais pas, je suis totalement clean et je me suis dis qu’il était tant que je m’investisse davantage dans les affaires, toutes mes journées se ressemblent, aussi étonnant que cela puisse paraître, j’ai décidé de me reprendre en main. » Erik avait l’impression de ressortir un de ces énièmes discours optimiste, quand il cherchait à faire illusion auprès de Stafford ou de certains de ses proches. Il avait presque envie de rire tellement les mots qui sortaient de sa bouche paraissaient faux. Mais, son expression et ses mots étaient si travaillés que Jevadi, comme tous les gens qu’il avait trompé avant lui, n’y vit que du feu et le laissa assister à la réunion. Ce qu’il ne savait pas évidemment, c’était qu’Erik portait un micro sur lui, le genre de truc qu’avait les flics infiltrés et qui l’avait payé une fortune, pour une fois que c’était pas pour se payer simplement de la drogue ou de l’alcool – ou des pizzas. Il écouta les propos qui s’y déroulèrent, notamment sur le sujet des trafics de drogue, Jevadi semblait connaître tous les noms que l’homme qui se prénommait Hoffman nommait dans tous les sens : Lowell, Simmons, Rhodes bordel mais c’était qui tous ces gens et pourquoi Erik n’en n’avait pas entendu parler ? Ah, vrai, parce qu’il était trop défoncé la plupart du temps pour assister à ces réunions. Bref Erik, histoire que sa présence paraisse justifiée participa une ou deux fois pour parler du budget de l’hôtel et ce qui était faisable et après deux heures, la réunion s’acheva. Jevadi s’empressa d’aller voir Erik dès que Hoffman partit. « Eh bien, Mr. Darrington vous continuez de me surprendre, quelle que soit la drogue ou nana que tu fais, dis-lui que je la remercie. » Ca m’étonnerait vraiment que t’ai envie qu’elle te remercie, avait envie de répondre Erik mais il se contenta d’un petit rire nerveux avant de quitter l’hôtel pour rentrer chez lui. Quelques embouteillages d ans la ville, et rapidement, l’envie de se faire un rail commença à se faire entendre. Comme un con, Erik avait tout laissé chez lui et il tapotait alors nerveusement sur son guidon, klaxonnant dans tous les sens. Putain, vivement qu’il rentre, vivement qu’il se fasse son rail. Des sueurs commençaient à apparaître alors qu’il ne faisait même pas chaud dans sa voiture et qu’il n’y était que depuis une dizaine de minutes. Après vingt minutes, il arriva enfin chez lui et ne prenant même pas la peine d’enlever son micro, il s’enfila un rail direct, sentant la drogue arriver dans son cerveau pour frapper brusquement ses neurones et détendre chacun de ses muscles. Il resta là, la tête contre son canapé, peut-être vingt minutes, avant d’ouvrir les yeux et se sentir enfin relaxée. Le sevrage, même pendant une simple demi-journée, ça restait dur, même pour la bonne cause. Il finit par enlever son micro, en commençant à le brancher sur son ordinateur pour récupérer les sons enregistrés à la réunion de tout à l’heure. En parallèle, il commanda une pizza, se doucha et se fit également quelques verres, comme fier de lui. Il était en train de regarder un film d’action fort peu intéressant mais assez divertissant lorsqu’on sonna à sa porte. Allison. Sa première réaction fut bien évidemment la surprise. Elle avait un sourire malin aux lèvres et Erik restait assez circonspect. « Allison, je suppose que tu n’es pas venue me délivrer la pizza que j’ai commandée... n’est-ce pas ? » Il essayait de garder son regard posé vers ses yeux malgré sa posture et sa robe qui semblaient l’inviter à porter ses yeux dans une autre direction. « Je ne savais pas que le petit lézard était aussi audacieux pour venir ici... comment as-tu eu mon adresse ? » dit-il alors qu’elle rentra sans vraiment attendre la fin de sa phrase. Une fois qu’elle lui fit dos, sa nature faible ne put s’empêcher de la regarder de haut en bas, détaillant la chair qu’elle lui offrait avec intérêt. Il avait au moins la décence de le faire sans qu’elle le remarque directement. Il ne fallait pas être un grand perspicace pour constater qu’au vu de sa démarche un peu hésitante et instable, comme de sa voix légèrement rauque et son regard un peu jovial qu’elle avait bu. Et pas qu’un verre. Ca tombe bien, lui aussi. Il restait assez gêné, arborant un sourire nerveux lorsqu’elle s’approcha de lui, d’une attitude évidemment charmeuse. « Non t’en fais pas... » dit-il. Il devait trouver un moyen de se détacher, vite, au risque de céder si ses lèvres s’approchaient d’un nouveau centimètre des siennes. Les enregistrements. « Tu tombes bien même, puisqu’aujourd’hui j’ai enregistré avec un micro une réunion de Jevadi avec un certain Hoffman... si ça te parle... j’attendais justement que les enregistrements aient fini de charger sur mon ordinateur pour les écouter... » dit-il en s’écartant soudainement de la jeune femme pour aller s’asseoir dans son canapé ou était ouvert son ordinateur. Il tentait de ne pas se formaliser sur le fait qu’elle était ivre. Dire à quelqu’un d’ivre qu’il était ivre était le meilleur moyen de les foutre en rogne en général. « Ils ont fini de charger donc on peut les écouter si tu veux... normalement ils sont de bonne qualité... d’ailleurs je t’ai pas proposé mais tu veux quelque chose à boire ? Tu as visiblement quelques verres d’avance mais bon, un de plus ou de moins de toute façon... » Ce n’est pas qu’il voulait davantage l’enivrer, c’est qu’il se doutait que s’il avait réussi à venir ici toute seule, c’est quand même qu’elle restait encore assez lucide, et puis il aimait pas boire seul à côté de quelqu’un qui ne buvait pas, il se sentait coupable. Il lança alors les enregistrements avant d’aller dans la cuisine pour chercher une bouteille et des verres. Il ne savait pas ce que cherchait exactement Allison mais elle espérait qu’elle y trouverait son compte...

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★ Is there anybody in there? Just nod if you can hear me. I hear you're feeling down. Well I can ease your pain, get you on your feet again. There is no pain you are receding, you are only coming through in waves. Your lips move but I can't hear what you're saying. I can't explain you would not understand, this is not how I am. I have become comfortably numb.
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