Partagez | 
 

 
(jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


Invité

Invité




MessageSujet: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Dim 6 Juil - 22:48

i'm so over you.
jade ∞ isaak
Tu crois que ça peut aller mieux. Y'a des jours où tu y crois vraiment. Et puis ensuite, tu te souviens. Tu te souviens de tout ce qui fonctionne pas et soudainement, ça déraille. Tu penses à Camilla qui est de plus en plus distante et de plus en plus mystérieuse. Tu penses à Jay, à toutes ces lettres envoyées, toutes ces lettres sans réponse. Tu penses à ton père et l'anniversaire de sa mort qui vient de passer il n'y a pas si longtemps. Tu penses à ton boulot, tes stages à l'hôpital qui ont commencé et qui ne vont pas aussi bien que tu le voudrais. Tu penses à Mickey qui est à l'asile de fous depuis quelques semaines déjà. Tu savais qu'il n'allait pas bien, tu savais qu'il était particulier le mec, un peu barge sur les bords, et tu n'avais rien fait, tu n'avais rien dit. Et il était enfermé quand même et aujourd'hui il te manquait un peu. T'as des goûts pitoyables Halstead, c'est ce que tu n'arrêtes pas de te dire. Alors tu tentes de te changer les idées. De ne pas penser à Camilla, de ne pas penser à Jay, de ne pas penser à Mickey. Tu fais le vide, du mieux que tu peux, parce que tu ne sais pas quoi faire de plus de toute manière. T'es en stage à l'hôpital toute la journée, et c'est une journée particulièrement bondée aux urgences, rien de mieux pour te changer les idées et te garder parfaitement occupé. Tu suis à la lettre les ordres de ton superviseur, ne va que là où tu es demandé, là où tu es nécessaire. En tant que stagiaire, tu n'as pas beaucoup de privilèges, mais les sutures et les bandages sont tes meilleurs amis après que les patients aient été rencontrés par le médecin. Tu passes derrière, t'assure que le travail est bien fait avant que le médecin ne vienne vérifier et signer la décharge. Tu es productive, tu travailles bien et le personnel de l'hôpital semble tous t'apprécier, malgré ton jeune âge pour être aussi avancée dans ton curriculum. Certains étaient d'avis que ta place n'était pas ici, mais tu as réussi malgré tout à les convaicre du contraire, et parfois, pour cette simple raison, tu crois réellemment que ça peut aller mieux. « Jade, on va avoir besoin de toi dans la salle 200-A pour des pansements. Un jeune homme avec des brulûres au premier degré aux avants-bras. Rien de grave, tu désinfectes et tu panses et tu viens me chercher dès que c'est terminé, compris? » Tu hoches vivement de la tête, va chercher l'équipement nécessaire pour le travail qui t'attend dans la salle 200-A. Et tu ouvres la porte sur un visage qui t'es un brin trop familier. Et puis tu comprends; ça ne va jamais vraiment mieux.

Isaak Carver. Ton corps se raidit. T'aimerais pouvoir retourner de bord et demander à ce qu'une autre stagiaire prenne ta place, mais tu sais qu'il n'y a pas de place pour les problèmes de cœur à l'hôpital, encore moins avec les patients, alors tu refermes la porte derrière toi. T'hésite un moment, et puis tu décides d'ignorer le fait que ton patient s'agit en fait de ton ex petit-ami. « J'suis Dr. Halstead et c'est moi qui vait faire vos pansements aujourd'hui. » En fait, tu n'as même pas le droit de dire encore que tu es une médecin, mais puisque c'est Isaak, tu te le permets. Après tout, il sait plus rien de toi, plus rien de ce que tu fais, plus rien de ce que tu veux faire. Il ne sait plus comment tu vas, comment tu as fini par faire le deuil de ton père après qu'il t'ait lâchement utilisé comme une poupée dont on peut disposé après utilisation. Tu prends une grande respiration, toujours en prenant bien soin d'éviter son regard. T'as pas du tout envie de savoir ce à quoi il pense, pas envie non plus de savoir ce qu'il peut bien avoir pour se défendre, après tout ce temps. Tu t'énerves toute seule à repenser à ce qui s'est passé cette soirée-là et tu réalises que même un an plus tard et après tous ces mois de silence, tu ne l'as pas pardonné. Tu n'allais probablement jamais le pardonner pour ça, d'ailleurs. « Vous pouvez m'dire comment s'est arrivé, les brûlures? » Mais t'as même pas besoin de demander, tu as un gros doute sur comment ça s'est passé, cette connerie. Tu le revois, toujours avec un briquet tout près, à le sortir juste pour faire danser la flamme sous ses yeux. Vous en avez jamais vraiment parlé, mais tu as toujours été troublé par sa fascination pour le feu, mais tu te disais que ça allait sûrement passé. Il fallait croire que tu n'avais pas tout à fait eu raison à ce niveau. « Faut croire que t'as pas changé, hen Isaak. Toujours en train de faire des conneries et de jouer avec le feu. Tu vois comment ça peut faire mal parfois? » Tu presses un peu plus fort que de raison en désinfectant la plaie du jeune homme, mais t'en as rien à foutre. Peut-être qu'au fond, tu aurais mieux fait de tourner de bord quand tu avais encore la chance parce que le prochain quart d'heure ne s'annonçait pas particulièrement plaisant, pas pour toi, encore moins pour lui.
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas


Invité

Invité




MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Lun 7 Juil - 19:51

Jade ∞ Isaak
I just want you to be alright.
« Merde ! » Le juron s'était étouffé dans un gémissement de douleur. Tout s'était passé rapidement. Il avait suffit d'une seconde d'inattention. Son portefeuille était tombé et Isaak avait absolument tenu à le récupérer. On ne devait pas faire le lien entre ces incendies et lui. Certes, le feu aurait sans doute tout détruit mais il ne voulait pas prendre de risque. Alors il était retourné dans ce bâtiment en feu pour le récupérer. Y entrer avait été simple puisque tout commençait seulement à prendre. C'est une fois à l'intérieur, le portefeuille en poche, que tout se compliqua. Le brun se rendit compte qu'il était tout simplement encerclé par les flammes, celles-là même qu'il aimait tant admirer. Pendant quelques secondes, il se sentit incroyablement bien, comme si il était enfin dans son élément. La chaleur l'enveloppait dans un cocon qui devint difficilement supportable, ce qui le sortit de cet état dans lequel il était alors. L'américain prit conscience qu'il devait sortir de là, rapidement. Il se mit à tousser, le feu brûlant l'oxygène dont il avait besoin. Il sut alors qu'il n'avait pas le choix. Il allait devoir foncer, se frayer un chemin. Isaak se souvint alors de la porte en bois fragile qui tenait à peine dans la chambranle, à l'arrière. Il se hâta d'y aller pour constater qu'évidemment, elle était rongée par les flammes. Il déglutit avant d'abriter son visage de ses avants bras pour se mettre à courir, défonçant la porte. Et le voilà, jurant et gémissant de douleur par terre, reprenant son souffle. Néanmoins, il savait qu'il avait peu de temps avant l'arrivée des pompiers. Alors, dans un effort qui lui parut surhumain, l'étudiant se releva et se dépêcha de quitter les lieux, entendant déjà les sirènes se rapprocher. Il marchait, encore et toujours. Il ne s'arrêta qu'une fois devant l'hôpital, ne se rendant même pas compte que naturellement, il était venu jusque là. Il hésita un peu, ne sachant pas si c'était réellement une mauvaise idée. On pourrait peut-être faire le rapprochement entre ses avants-bras brûlés et l'incendie.. Mais tant pis. Même si le jeune homme savait que ses blessures auraient pu être bien pires, il avait conscience qu'il fallait que ça soit soigné. Alors il entra, sans même se douter de ce qui l'attendrait. Il fut guider dans une salle où, apparemment, un docteur était censé venir s'occuper de lui.

Lorsqu'il reconnut la voix de Jade, Isaak releva aussitôt la tête, comme pour vérifier qu'il ne rêvait pas. Et non, il n'hallucinait pas, c'était bien elle qu'il avait face à lui, Lorsqu'elle se présenta, il ne dit rien, bien trop surpris. Il avait passé cette dernière année à l'éviter, quitte à ne plus aller dans les lieux qu'ils avaient l'habitude de fréquenter avant. Il avait déconné en couchant de nouveau avec elle et il le savait. Non pas que cela avait été déplaisant, bien au contraire. L'espace d'une nuit, tout avait semblé rentrer dans l'ordre et il s'était sentit complet à nouveau, comme s'il avait retrouvé ce qu'il lui manquait depuis leur rupture. Mais en se réveillant, il s'était rappelé que s'il avait quitté Jade, ce n'était pas pour rien. C'était pour elle que l'étudiant l'avait fait, quand bien même cela pouvait paraître étrange. Elle méritait mieux, elle méritait quelqu'un de normal, qui prendrait soin d'elle et qui ne ferait pas que lui apporter des ennuis. Alors il s'était tenu à cette décision qu'il avait prise, jusqu'à cette nuit là. Le lendemain, il s'était tiré en parfait salaud même si cette attitude le dégoûtait. Mais c'était ce qu'il y avait de mieux à faire.. Pourtant, la revoir là n'était pas moins difficile. Elle était toujours aussi belle, voir plus encore que dans ses souvenirs et il aurait voulu l'attirer à elle pour l'embrasser. Pour sentir son corps pressé contre le sien. Il aurait voulu lui dire qu'il était désolé, désolé d'être un con fini, de la faire souffrir comme ça. Mais tout ça, c'était impossible. Alors, il devait se contrôler, aussi difficile que cela puisse être. « Accident de cuisine. » répondit-il machinalement. Comme si Jade allait gober ça. Mais c'était tout ce que Isaak avait trouvé comme excuse pouvant justifier une telle blessure. Évidemment, son ex ne perdit pas de temps pour répliquer. Il grimaça en sentant la pression trop forte des doigts de la blonde sur sa blessure. C'était mérité, de toute façon. « Pourquoi j'aurais changé ? C'est comme ça que tu m'aimes, après tout. » Comme si la faire souffrir ne suffisait pas, il fallait qu'il remue le couteau dans la plaie. Il continuait sur sa lancée, agissant toujours comme ce salaud qu'il n'était pas vraiment. Pour son bien à elle, peu importe ce qu'on pouvait en dire. « Alors t'es déjà docteur ? » demanda-t-il, curieux. Il n'attendit pas longtemps avant de rajouter, sans vraiment se contrôler. «  Ça m'étonne pas. T'as toujours été tellement intelligente, bien plus que la normale. » Il y avait un soupçon d'admiration et de fierté de sa voix, ce qui semblait extrêmement déplacé étant donné leurs rapports actuels. Mais cette remarque, sincère, avait été plus forte que lui. Dans le genre attitude ambiguë, on ne faisait pas mieux.. Alors qu'il parlait, il ne la quittait pas du regard, suivant ses moindres faits et gestes, l'admirant ainsi en pleine action.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas


Invité

Invité




MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Mer 9 Juil - 2:32

i'm so over you.
jade ∞ isaak
Tu te revois encore, ce matin-là. Tu te revois encore, à le chercher près de toi. Y'a encore son odeur dans l'air, un mélange de cigarettes, de sueur et de ce parfum que tu lui as offert il y a si longtemps déjà que tu es surprise de savoir que c'est toujours lui qu'il porte. Tu tends les bras, tu frôles le vide. T'es encore à moitié endormi, alors tu ne réagis pas trop, tu te dis qu'il est peut-être un peu plus loin. Tu te rapproches pour te coller, t'as besoin de le sentir près de toi. Mais il n'y a rien à côté de toi, il n'y a que le vide. Tu ouvres les yeux difficilement, t'aperçois que tu es bel et bien toute seule. Pendant un moment, tu en viens à te demander si tu n'as pas tout simplement imaginer ce qui s'est passé la nuit dernière. Si tu ne l'as pas imaginé se présenter à l'église, t'embrasser comme il l'a fait. Te prendre par la taille durant la courte marche que c'est de l'église jusqu'à chez tes parents. Tu te demandes si t'as pas tout simplement halluciner ses mains sur ton corps, cette manière qu'il avait de connaître chaque parcelle de ton être si bien, sa façon particulière de te faire du bien comme aucun autre homme ne pouvait le faire. Tu pourrais très bien l'avoir halluciner de toute façon, tu l'as rêvé si souvent après votre rupture. Mais tu sais que c'est bien vrai, tu sais trop bien qu'il était là. Parce qu'il y a un cendrier sur ton  bureau, un cendrier que tu gardais caché depuis bien longtemps, un cendrier que tu n'avais utilisé avec lui. Et à l'intérieur, il y a quelques mégots de cigarettes, toi qui n'avait pas fumé depuis votre séparation. Mais pendant la nuit, après le sexe, ils vous avaient semblé presque naturel d'allumer une clope que vous aviez partagé, collé dans un drap sur le bord de la fenêtre, histoire que l'odeur ne se propage pas dans toute la maison, ce qui aurait probablement alerté ta mère qui n'avait même pas vérifier que tu étais bel et bien dans la maison. Elle vivait son deuil elle aussi, à sa façon. Elle en oubliait un peu que tu étais toujours là, toi, contrairement à ta sœur qui était mariée, heureuse et plus loin dans sa vie, et ton père qui gissait désormais six pieds sous terre. Mais ça ne te dérangeait pas pour une fois de passer inaperçu, tu en avais bien besoin à ce moment précis. Mais tu avais aussi eu besoin d'Isaak, dans ce qui semblait être un moment de faiblesse. Et tu l'avais laissé rentrer, prendre sa petite place, celle qui l'attendait bien au chaud dans ton cœur, et tu l'avais laissé repartir, laissant un trou encore plus grand. Stupide. Naïve. Faible. Il t'avait bien eu, encore une fois.

Tu n'es pas en mesure d'arrêter ces images douloureuses qui te reviennent, le souvenir qui tourne en boucle dans ton esprit alors que tes yeux se posent sur lui. Tu déglutis difficilement, tu tentes du mieux que tu peux de rester professionnel, mais la colère grandit en toi et vient rougir tes joues. Ne manquerait plus qu'il pense que sa présence te gêne, au contraire. Elle t'enrage et tu voudrais simplement le renvoyer d'où il vient, dans les flammes probablement. « Accident de cuisine. » Tu ricanes sarcastiquement. T'as vraiment du mal à t'imaginer la scène et tu te doutes simplement à son ton qu'il ne te dit pas la vérité. Avec le temps, tu as un peu trop bien appris comment savoir s'il te ment ou non. « Et t'as vraiment l'intention de me faire croire que tu te fais à manger tout seul désormais? » Tu ricanes de plus belle, un rire plus jaune cette fois alors que tu te souviens de toutes ces fois où tu as voulu cuisiner avec le jeune homme, de l'expérience raté mais oh combien hilarante que c'était à chaque fois. « J'te rappelle que tu parles à un Docteur certes, mais un Docteur qui te connaît et qui n'est pas prête à écrire de telles âneries dans ton dossier. Alors t'es aussi bien de me dire la vérité tout de suite, Monsieur Carver. » Tu as arrêté tout ce que tu faisais, le moindre de tes mouvements. Ton regard est planté dans le sien. T'as pas l'intention de te faire prendre pour une conne bien plus longtemps et tu as bien l'intention de lui faire comprendre que dans cette salle, dans cette situation en particulier, c'est toi qui a le contrôle et tu ne le laisseras pas te déstabiliser avec ses commentaires à la con. « T'étais encore en train de jouer avec le feu, litérallement. » Ton regard croise le sien une dernière fois, et puis tu recommences le pansement. T'essayes de faire attention, de ne pas poser un geste de trop, un geste qui serait déplacé, un geste qui pourrait être mal perçu, mais ça te prend tout ton petit change pour ne pas tout simplement lui faire mal alors que c'est soudainement à son tour d'être le plus vulnérable des deux. Bien qu'il ne semblait pas prêt à le démontrer, non jamais. « Pourquoi j'aurais changé? C'est comme ça que tu m'aimes après tout. » « Aimais. » Tu ne rajoutes rien de plus, tu ne lèves même pas ton regard des blessures sur ses bras. Tu ne veux pas qu'il voit l'hésitation dans tes yeux. Tu ne veux pas qu'il puisse apercevoir le moindrement comment tu te sens à l'instant, le cœur battant à la chamade, ce mélange de haine et d'excitation se bousculant dans le bas de ton ventre. Dire que tu l'aimais, que tu ne l'aimes pas, que tu ne l'aimerais plus, plus jamais, ça semblait être la solution. Mais tu n'en étais pas convaincue, tu te demandais si tu arriverais à t'en convaincre un jour. Pour le moment, tu n'avais pas la force, pas le courage. Tu devais seulement passer à travers ce quinze minutes, ces deux pansements. Après tu pourrais aisément retourner à une vie où il n'existe plus. Avec le plus grand des soulagement. « Alors t'es déjà docteur? » Tu hoches positivement de la tête, même si ce n'est pas tout à fait vrai. T'en as rien à foutre qu'il sache la vérité ou non sur ta vie, sur toi. Le moins il en sait, le mieux tu te portes. « Ça m'étonne pas. T'as toujours été tellement intelligente, bien plus que la normale. » Tu lèves la tête, un  peu surprise des commentaires qu'il t'offre. Tu hausses les épaules, tu ne veux pas le laisser t'atteindre, mais tu as l'impression qu'il a bien l'intention de faire de ce moment quelque chose de plus difficile que nécessaire. « Qu'est-ce que tu penses que tu fais Isaak? » Ta voix est basse, mais sèche. T'as pas envie de te faire niaiser, pas aujourd'hui, certainement pas par lui. « Tu crois que tu peux me faire des compliments sur mon intelligence, peut-être me dire que j'suis belle ensuite et t'imaginer que j'vais tomber dans le piège une autre fois? Parce que ça risque pas d'arriver. » Oh non, certainement pas. « J'm'en suis déjà mordue les doigts deux fois, j'ai bien appris de mon erreur. Promis. »
 
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas


Invité

Invité




MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Lun 14 Juil - 21:35

Jade ∞ Isaak
I just want you to be alright.
Au final, Isaak aurait mieux fait de ne pas passer à l'hôpital. Du moins, c'était ce qu'il s'était dit en voyant Jade. Parce que cela voulait dire qu'il allait devoir ne rien laisser paraître, qu'il allait devoir faire comme si il ne repensait pas sans arrêt à cette nuit qu'ils avaient de nouveau passé ensemble un an plus tôt alors qu'en fait, c'était le cas. Il revoyait la tristesse dans ses yeux, cette même tristesse qu'il avait voulu effacer par un baiser. Il le savait, pourtant, qu'il serait incapable de résister une fois que ses lèvres seraient contre les siennes. Et ça s'était prouvé par la suite. L'étudiant se rappelait tout aussi bien de cette hâte avec laquelle ils s'étaient déshabillés, de la chaleur dégagé par son corps contre le sien, du sentiment de bien être qui l'avait envahi. Il avait alors été heureux de la voir s'endormir dans ce qui semblait être un sommeil paisible, ce qu'elle ne semblait pas avoir eu depuis longtemps à en juger par les cernes présents sous ses yeux. Au lieu de partir tout de suite, Isaak était resté encore quelques heures, dormant paisiblement lui aussi.  Et il y avait eu le soleil, qui se levait et qui venait frapper son visage, l'extirpant du rêve dans lequel il était pour revenir à la dure réalité. Dans un effort surhumain, il s'était levé et l'avait abandonné, complètement seule. Et il s'était détesté pour ça, plus que jamais. Alors oui, il se souvenait de tout, de chaque instant, alors faire comme si ça n'était rien, c'était compliqué. Mais c'était ce qu'il fallait faire alors.. Le brun haussa les épaules. Évidemment, qu'elle ne le croyait pas. Malgré tout, la blonde restait l'une des personnes le connaissant le mieux au monde. « Je vis seul alors j'ai pas le choix. » Il est vrai que cuisiner n'avait jamais été son point fort. Mais il ne vivait plus avec sa mère alors il devait s'occuper de tout seul – bien qu'à l'époque, c'était presque déjà le cas -. En tout cas, il ne prit même pas la peine de chercher une autre excuse pour justifier sa blessure. A quoi bon ? La blonde ne le croira pas, de toute façon. Alors, il chercha son regard et ne le quitta plus. « Qu'est-ce que ça peut faire, de toute façon ? Tu vas appeler les flics, Jade ? » Non, elle ne le fera pas. Du moins, c'était ce qu'il se disait et surtout, ce qu'il espérait.

Aimais. Bordel, ça fait mal de l'entendre utiliser ce verbe au passé, comme si elle ne ressentait plus rien du tout. Malgré tout, Isaak continuait à croire que c'était faux. Qu'elle l'aimait toujours. Assez contradictoire, au final. Il faisait son possible pour l'éloigner sans pour autant vouloir qu'elle cesse de l'aimer un jour. « Si tu le dis. » se contenta-t-il de dire. Honnêtement, il ne voulait rien dire de plus. Ou plutôt, il ne pouvait pas dire quoi que ce soit d'autre. Jade s'emballa suite au compliment que le dealer lui fit. Rien d'étonnant ; il avait l'air d'être une véritable girouette à changer d'humeur de la sorte. Et ça ne faisait que commencer. Il la laissa terminer, prenant un air qui se valait incrédule alors, comme s'il était étonné par ce qu'elle disait. « Deux fois ? Mais.. » Soudain, Isaak fit comme s'il avait compris de quoi elle voulait parler. « Oh, je vois. Tu pensais que cette nuit était quelque chose d'important, peut-être ? Une nouvelle tentative pour nous ? » Un léger rire moqueur s'échappa de ses lèvres tandis qu'il devait se faire violence pour ne pas se taire tant il haïssait ce qu'il disait. « C'était rien du tout. J'avais envie de baiser et t'étais là. C'était plus facile de t'avoir toi qu'une autre, c'est tout. » Si seulement Jade savait à quel point c'était faux. A quel point elle lui manquait, aussi. Mais non, elle ne savait rien de tout ça. Elle voyait probablement le jeune homme comme étant le pire enfoiré que la Terre ait jamais porté, à ce moment là. Et elle avait raison. « D'ailleurs, il faut avouer que ça a pas été bien difficile. » finit-il, ce sourire arrogant scotché au visage. C'était assez dangereux de jouer ainsi, surtout qu'Isaak était en position de faiblesse par rapport à Jade, qui était en train de le soigner. Mais peu importait... C'était comme ça que les choses devaient être, du moins, c'était ce qu'il pensait.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas


Invité

Invité




MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Mer 13 Aoû - 13:23

i'm so over you.
jade ∞ isaak
Aimer. Un verbe maudit. Un verbe que tu ne savais plus conjuguer qu'au passé désormais, à cause de lui. Avec le temps, tu avais essayé de te convaincre qu'il n'était qu'un chapitre de ton histoire, un chapitre dont tu avais arraché les pages, dont tu ne voulais plus rien savoir. Un chapitre que tu avais lu et relu jusqu’à en être complètement écoeuré, tu te croyais prête à repartir sur une page blanche. Mais chaque fois, tu semblais revenir vers lui, sans le vouloir, sans même t'en rendre compte. Comme si pour Isaak, il n'y avait aucun bouton pour le supprimer définitivement. Tu avais beau le mettre à la corbeil, il semblait toujours reprendre sa place sur ta page d'accueil, comme par magie. De la magie noire, de la magie douloureuse. Tu soupires. De l'avoir ici devant toi, ça te rappelle des souvenirs, trop de souvenirs et t'as une difficulté monstre à demeurer professionnelle face à ton patient. Parce qu'il n'est pas n'importe qui et malgré tout ce que tu veux te faire croire, il ne sera jamais personne à tes yeux. Il aura toujours une petite importance au fond de ton cœur. Un premier amour. Un premier cœur brisé. Une confiance anéantie. Du bon et du mauvais, un sacré mélange de la vie. « Je vis seul alors j'ai pas trop l'choix. » Tu ne parviens pas à cacher un petit sourire qui naît au coin de tes lèvres à ses quelques mots. Parce que malgré tout, t'es contente de savoir qu'il n'est plus chez sa mère. Tu avais toujours cru que la première fois qu'il serait en appartement, tu vivrais avec lui, mais apparamment qu'il en avait décidé bien autrement. Mais ça te rassure tout de même, de te dire qu'il est maintenant seul, plus indépendant, qu'il n'est plus obligé de prendre soin de sa mère alors que le contraire serait normalement de mise. Tes yeux croisent les siens, tu baisses la tête. Malgré tout, tu ne peux t'empêcher de marmonner quelques mots. « Heureuse de l'apprendre. » T'as pas le cœur froid, pas autant que tu le voudrais et ça s'est bien souvent retourner contre toi, mais tu n'y peux rien. Y'a encore une partie de toi qui veut savoir qu'il va bien, qu'il va mieux, qu'il va s'en sortir, malgré tout. Même si tu sais au fond que s'il est là aujourd'hui, avec ces marques sur les bras, c'est parce qu'il ne va pas complètement mieux. Et ça, ça te semble dangeureux, encore plus qu'auparavant. Mais ce n'est plus ta place d'essayer de le raisonner comme une petite amie le ferait. Toutefois, t'es en supériorité face à lui, du moins dans le contexte actuel, et tu avais bien l'intention de profiter de ce fait.

« Qu'est-ce que ça peut faire de toute façon? Tu vas appeler les flics, Jade? » Tu te concentres de nouveau sur les brûlures du jeune homme, sur le travail que tu dois faire en ce moment. Tu laisses un petit silence s'installer entre vous deux, comme si tu réfléchissais vraiment à ta réponse alors que pour toi, c'est très clair ce que tu es censée faire. Tu veux qu'il pense que tu hésites, peut-être même qu'il en vienne à croire que tu en serais pas capable parce qu'il est Isaak et que tu es Jade. Mais t'es pas faible, malgré ce qu'il semble se dire. Pourtant, il devrait savoir, depuis le temps. « Je vois pas qu'est-ce qui m'en empêcherait, Isaak. » En effet, la porte devant toi te semble grande ouverte. « J'te connais, tu sais. J'sais quand tu mens et que tu caches quelque chose. Et j'ai rien à perdre alors si les flics peuvent t'aider à arrêter tes conneries, tu peux être certain que je vais les appeler si tu ne me dis pas exactement comment tu t'es fait ça. » Tu t'es reculée, sans trop t'en rendre compte. Ton regard est dans le sien, t'es mortellement sérieuse. Plus de sourire en coin, plus de sous-entendus, rien de tout ça. Tu sais trop bien qu'Isaak, c'est plus le garçon sage que t'as connu au lycée, le p'tit gamin un peu trop sérieux que t'as rencontré au primaire. Plus rien de tout ça, non. Et tu peux pas dire que tu sois complètement fan de ce qu'il est devenu, celui-là. Malgré ton cœur qui bat à la chamade à seulement le regarder. « Deux fois? Mais.. » Tu t'en veux d'avoir parler, de t'être dirigé vers ce sujet qui te fait mal au cœur. Et si tu connais les faiblesses du jeune homme, tu te doutes trop bien que lui aussi connaît les tiennes, et il sait drôlement bien comment les utiliser. « Oh, je vois. Tu pensais que cette nuit était quelque chose d'important peut-être? Une nouvelle tentative pour nous? » Tu détestes la manière condescente qu'il a de te ramener à cette nuit, à la journée des funérailles de ton père. Cette journée avait déjà été désastreuse et voilà que lui, agissait en sauveur ne serait-ce que pour mieux te lâcher, te brisant ainsi encore en plusieurs petits morceaux. Encore aujourd'hui, tu n'étais pas certaine que tous les morceaux aient été recollé, malgré tes efforts. « C'était rien du tout. J'avais envie de baiser et t'étais là. C'était plus facile de t'avoir toi qu'une autre, c'est tout. » Tu n'arrives pas à croire ce que tu entends, t'es pratiquement sous le choc de réaliser que tu as pu tomber amoureuse d'un si gros trou du cul. « T'es qu'un beau salaud, pas vrai? J'aurais jamais cru que tu pouvais être si cruel. » Tu retiens les larmes de monter à tes yeux, ce serait bien la pire des hontes de te mettre à pleurer devant lui après tout ce qu'il t'a fait subir. Tu serres les poings, pince les lèvres, retiens un sanglot au fond de ta gorge. Tu ne devrais pas être ici, tu n'es pas en mesure de faire ton travail de la manière qui est attendue de toi. Mais t'as pas envie de demander à quelqu'un d'autre de le faire, parce que tu ne veux pas donner cette satisfaction à Isaak de savoir qu'il a encore tellement de pouvoir sur toi. T'es coincée, foutrement coincée. « D'ailleurs, il faut avouer que ça a pas été bien difficile. » Tu te mets dos à lui, tu fais semblant de préparer du matériel. T'essayes d'ignorer ce qu'il dit, faut rester professionnelle. Mais ces mots font échos dans ton esprit, comme s'il ne chechait qu'à te rabaisser encore, un peu plus. À briser de nouveau les quelques morceaux que tu as été en mesure de réparer. « Faut croire que j'étais un brin naïve cette soirée-là. Tu sais, pendant un deuil, on peut être amené à faire de grosses conneries. » En tant que tel, qu'il se soit foutu de ta gueule, tu peux vivre avec. C'est le moment qu'il a choisi, le pire de tous, cette soirée où ton monde était en train de s'écrouler, c'est le fait qu'il soit apparu ce soir-là pour disparaître tout de suite après que tu détestes. Il savait dans quel état tu étais, et il a quand même décidé d'en rajouter. Égoïste et sans cœur. Tel était les mots qui décrivaient Isaak pour toi désormais. « J'avouerais que de toute façon, t'étais déjà ma plus grosse connerie à vie. Mon copain actuel est tellement mieux que toi, la comparaison n'est même pas possible. » Tu ne sais pas trop pourquoi tu as rajouté cette dernière phrase qui te fait pour une imbécile, mais tu espérais d'un autre côté, que ça le rende jaloux ou quelque chose dans le genre. Le seul hic, c'est qu'il aurait bien fallu qu'il soit réel, le copain actuel..

 
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas


Invité

Invité




MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Dim 7 Sep - 20:17

Jade ∞ Isaak
I just want you to be alright.

Jade n'aidait pas ; elle restait absolument parfaite à ses yeux, de par cette façon qu'elle avait de sembler réellement heureuse – enfin c'est un bien grand mot – de savoir Isaak loin de sa mère. Elle se rappelait sans doute des nombreuses confrontations l'ayant opposés à sa génitrice. Après tout, c'était chez elle qu'il se réfugiait toujours lorsqu'il rester chez lui était trop difficile. Et puis, elle n'était pas stupide et savait que si il ne l'avait jamais fait rentrer chez les Carver, du moins pas en présence de sa mère, c'était pour l'empêcher de la voir. Pour qu'elle ne voit pas cette épave qu'elle était devenue, pour qu'elle ne soit pas la victime d'une de ses nombreuses crises de nerfs sous l'emprise de l'alcool. Le fait que la blonde semble toujours se soucier de lui un minimum était tout bonnement insupportable à cause de l'élan de tendresse qu'il ressentait alors pour elle à ce moment là. Cette tendresse, l'américain la réprima comme il le put, toujours en se cachant derrière ce sourire arrogant et cet air suffisant qui devait probablement insupporter la blonde. Mais il faut croire que ça, en revanche, ça ne suffisait pas à l'empêcher de s'interroger sur les raisons réelles de sa présence aux urgences. Isaak aurait pourtant préféré qu'elle ferme les yeux, qu'elle fasse comme si elle croyait ce qu'il lui disait, mais c'était sans compter sur la détermination de Jade. Évidemment qu'elle le connaissait. Mieux que quiconque, même. Jade, c'était celle avec qui il avait grandit, celle avec qui il avait tout vécu. C'était celle qu'il avait aimé passionnément et tendrement à la fois, au point de ne pas pouvoir s'imaginer sans elle. C'était celle avec qui il parlait de tout – ou presque – et pour laquelle il était prêt à tout, au meilleur mais surtout au pire comme il le montrait alors à ce moment. Alors oui, elle le connaissait, trop même, et c'était ça le problème. Elle savait qu'il y avait quelque chose qui tournait pas rond chez Carver, même si le sujet avait toujours été tabou entre eux auparavant. Mais là, maintenant qu'ils n'étaient plus ensemble, rien ne l'empêchait d'aller voir la police et balancer ce qu'elle savait à son propos. Malgré tout, l'américain tenta d'avoir l'air détaché bien que les quelques secondes qu'il mit pour répondre l'avait sans doute trahi. Il haussa alors les épaules, son regard quittant le sien pour examiner la salle, qui n'avait pourtant rien de bien intéressant. « D'accord, appelle-les. J'ai rien à me reprocher.» Et j'ai rien à perdre. Du moins, c'était ce qu'il aurait du rajouter. Ça, au moins, ça aurait eu le mérite d'être vrai. Parce qu'entre son problème incontestable avec le feu et ce métier qu'il exerçait pour financer ses études... Isaak avait intérêt à ce que la police ne s'intéresse pas à lui. Mais là, face à Jade, il refusait de céder et de lui parler de ce feu qui semblait le consumer un peu plus chaque jour.

Et voilà que cette nuit partagée malgré la fin de leur relation vint sur le tapis. L'étudiant se haïssait pour la façon dont il dénigrait cet instant qui l'avait alors rendu plus vivant et qui avait fait en sorte que tout semble aller pour le mieux, l'espace de quelques heures. Pourtant, maintenant qu'il avait commencé sur ce sujet, plus question de faire demi-tour et de lui avouer que tout ce qu'il disait était faux. Isaak devait toujours faire comme si rien n'importait et qu'il était passer à autre chose. « Faut croire que tu me connais pas aussi bien que ça finalement. » Lui non plus ne se savait pas si cruel à vrai dire. Il insista même alors, la rabaissant encore, quand bien même il n'aimait pas cela. Le jeune homme reporta enfin son regard sur elle, profitant du fait qu'elle soit de dos et qu'elle ne puisse pas le voir. Lui qui se pensait maître de lui-même et qui croyait, sans doute naïvement, qu'il parviendrait à gérer la situation sans accroc... Il avait tort puisqu'il s'emporta légèrement, parlant sans réfléchir quand Jade évoqua un éventuel petit-ami. « J'le connais ? Oh, il bosse ici peut-être ? C'est un des abrutis de médecin ? » Logiquement, il aurait du faire comme si cela lui importait peu mais sur le moment.. il n'avait pas pu. Le simple fait d'imaginer sa Jade dans les bras d'un autre l'insupportait, lui donnant envie de tout retourner mais surtout, de retrouver ce type pour lui en faire baver. Jamais il ne s'imaginait qu'elle mentait. Après tout, pour lui, ça n'avait rien d'étonnant que Jade ait trouvé quelqu'un d'autre. Elle était absolument parfaite et méritait bien mieux que le type paumé qu'il était et nul doute qu'elle pouvait trouver cela facilement. « Enfin laisse tomber, j'veux pas savoir. J'te souhaite beaucoup de bonheur avec ton nouveau mec, j'espère juste pour lui que j'le croiserais jamais. » Sur ces mots il se redressa, jetant un autre coup d’œil à la blonde, puis à la porte grande ouverte. « J'ferais mieux de me tirer d'ailleurs, ça ira comme ça pour mes bras, merci. » dit-il en s'emparant de sa veste. La fuite lui semblait une bien meilleure idée désormais.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas


Invité

Invité




MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Ven 3 Oct - 20:16

i'm so over you.
jade ∞ isaak
Revivre ces moments. Ruiner les souvenirs. Les remplacer par quelque chose de plus froid, de plus brutal. Chaque fois que tu entrais en contact avec le jeune homme, tu avais l'impression qu'on te brisait complètement le coeur une fois de plus. Qu'on venait détruire le peu de bonheur que tu avais réussi à accumuler dans les dernières semaines, dans les derniers mois, et qu'on venait tout remettre à zéro. Parce qu'Isaak, c'est cet effet qu'il avait sur toi. Il avait pris une tellement grande place dans ta vie, dans ton coeur, depuis ton adolescence, il laissait un trou derrière lui qui était tout simplement impossible à combler. Un ami, un meilleur ami, un amoureux, un complémentaire, un tout. Tu avais appris à dépendre du jeune homme lorsqu'il n'y avait plus personne autour de toi, plus personne à qui tu semblais pouvoir parler, plus personne pour te comprendre. Et le perdre, le perdre sans aucune explication, sans aucune raison logique, ça t'avait mise à l'envers. Longtemps, trop longtemps, tu avais pris le blâme. Tu t'étais convaincue que c'était de ta faute, que tu l'avais fait fuir, d'une manière ou d'une autre. T'étais aveuglée de ce qui se passait réellement. Des changements de comportement du jeune homme, de cette distance qu'il avait pris avec toi même avant que ça ne dégénère, de ces petites habitudes nouvelles, celles que tu n'aimais pas trop, celles que tu ne comprenais pas, et puis tu as fini par comprendre que tu n'avais pas de contrôle, pas de pouvoir en ce qui concerne ses décisions. Tu avais commencé à lui en vouloir, tu réalisais bien pourtant que quelque chose n'allait pas avec Isaak, que quelque chose de louche, quelque chose de gros prenait place dans sa vie plus il t'avait repoussé. Mais c'était trop tard, tout était trop tard. Tu n'avais plus d'autres choix que d'accepter le fait qu'il t'avait sorti de ta vie, et que l'histoire se terminait là, à cette ligne précise. Sauf que c'était bien plus facile de le dire que de le mettre en pratique. Alors comme une débutante, tu te laissais tombée chaque fois qu'il était là, pas loin de toi, qu'il faisait une réapparition dans ta vie. Parce que c'était tellement facile et bon de tomber dans ses bras. Même si le réveil est brutal, destructeur. Sauf que depuis que ton père est décédé, tu essayes de te tenir debout, droite, fière. De ne pas succomber à la tentation, de ne pas retomber dans tes vieilles faiblesses. Alors tu joues une fille plus dure, plus têtue et tu fais de ton mieux pour ne pas te laisser charmée par ce sourire, par ces traits que tu connais par coeur, par ces yeux qui te déshabillent du regard. Tu prends une grande respiration, t'as pas l'intention de te faire avoir, pas encore. Tu veux l'aider parce que tu sais que s'il est ici, c'est qu'il y a un problème. Mais tu ne peux pas régler le tout à sa place, et tu peux pas te permettre de te briser le coeur une fois de plus à cause de lui. « D'accord, appelle-les. J'ai rien à me reprocher. » Tu échappes un petit rire mauvais, parce que tu sais trop bien que ce n'est pas vrai, que ça ne peut pas vraiment l'être. Tu hoches de la tête, et y'a une déception qui paraît soudainement sur ton visage. La déception de voir ce qu'il est rendu depuis le temps, de voir que les choses ne vont pas en s'améliorant pour le jeune homme, lui qui pourrait avoir une chance si seulement il se donnait un peu la peine. « Tu m'fais pitié Isaak. » C'est cru, c'est direct. Ça te fait mal de le dire, mais c'est la vérité. Au fond, il ne reste plus rien du garçon dont tu es tombée amoureuse. Que des pièces brisées d'un homme qui aurait pu être bon.

Les brûlures. Tu devrais te concentrer sur les brûlures, peu importe comment s'est arrivé. Sauf que c'est tellement difficile de prétendre que tu n'as pas pleins de choses à lui dire, de prétendre que tu ne vis pas avec cette rancune, cette rancoeur au quotidien. Et puis faut bien l'avouer, t'as jamais été très douée pour garder ta langue, jamais très douée pour ne pas dire exactement ce que tu penses à l'instant présent, ce qui te joues souvent des mauvais tours. Et puis la conversation se transforme, divague sur quelque chose dont tu n'as pas particulièrement envie de parler, sauf que c'est là et tu ne peux pas l'éviter. Ça te fait mal, tellement mal, sauf que tu te la joues indifférente, le plus que tu peux du moins. « Faut croire que tu me connais pas aussi bien que ça finalement. » Tu hausses les épaules, continue de désinfecter les plaies avant de commencer sommairement les pansements. Tu évites de lever le regard, tu évites de le regarder directement. Tu te contentes de parler à ses avants-bras, parce que tu sais que c'est bien plus safe ainsi. « C'est peut-être que t'as changé en fait. » Parce que le gars que j'ai aimé, il a rien à voir avec celui qui me fait face aujourd'hui. Celui qui m'a aimé, il m'avait promis de prendre soin de moi, de m'aimer du mieux qu'il pouvait, d'être là pour moi quand j'en ai besoin. Le garçon dont je suis tombée amoureuse, il s'ouvrait pas beaucoup, mais assez pour que je sache qu'il ne me voulait pas de mal, assez pour me montrer une partie de lui qu'il gardait au plus profond de son être. Mais toi, toi t'es rien de tout ça. Et je me demande bien ce qui a pu se passer dernièrement pour que tu sois si différent. Tu parles d'un amoureux. Un homme dans ta vie qui n'y est pas. Tu sais pas ce que tu racontes, pourquoi tu t'es lancée dans cette piste qui ne peut que se terminer en désastre. Sauf qu'il est trop tard pour faire demi-tour. Alors tu commences à jouer la fille hypocrite, celle qui invente pour se sauver de situation indésirables. Tu ne te ressembles plus, mais tant pis. Il n'est plus le même lui non plus après tout. « J'le connais? Oh, il bosse ici peut-être? C'est un des abrutis de médecin? » T'es un peu prise au dépourvue devant son intérêt soudain sur la question, sauf que tu n'as même pas le temps de répondre positivement ou négativement que déjà, il reprend la parole, te laissant un peu pantoise. « Enfin laisse tomber, j'veux pas savoir. J'te souhaite beaucoup de bonheur avec ton nouveau mec, j'espère juste pour lui que j'le croiserais jamais. » « C'est des menaces peut-être? » Tu ricanes méchamment, sauf que tu ne peux pas t'empêcher d'être un peu contente de savoir qu'après tout ce temps, il tient encore assez à toi pour avoir envie de s'en prendre à ton amoureux fictif. Sauf que ça, tu le gardes pour toi, ce petit sentiment interdit, ce petit bonheur indésirable. « Parce que crois-moi, tu tiendrais pas deux secondes face à lui. » Un sourire fier sur les lèvres, tu dis vraiment de la merde Halstead, sauf que rien ne t'empêche de continuer puisque t'es pas certaine que le jeune homme va recroiser ton chemin de sitôt. Et soudainement, tu ne sais pas si c'est ce que tu veux ou non, de ne plus le voir. Il se lève alors que t'as même pas terminée de faire le deuxième bandage et tu le regardes, un peu surprise. « J'ferais mieux de me tirer d'ailleurs, ça ira comme ça pour mes bras, merci. » Tu fronces les sourcils, attrape l'un de ses bras, t'assure de serrer assez fort pour lui faire un peu mal et le forcer à reprendre place sur le siège. « Carver, tu assieds ton cul et tu me laisses finir mon boulot. » Il te regarde comme s'il ne te croyait pas alors que t'es loin de plaisanter. « De un, t'as pas le droit de sortir sans qu'un médecin n'ait signé ta décharge et de deux, j'ai même pas fini de faire tes pansements, c'est quoi l'urgence? » Tu te remets rapidement à ta tâche. Tu pourrais laisser le tout comme ça, ne rien dire de plus, finir le plus rapidement pour qu'il puisse déguerpir le plus rapidement possible, mais où serait le fun là-dedans? « C'est quoi? T'aimes pas savoir que quelqu'un d'autre me donne plus de plaisir que tu n'as jamais été capable de le faire? » Mais vas-y Jade, enfonce-toi bien dans tes conneries. Ça va finir par te rattraper tout ça.
 
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas


Invité

Invité




MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Mar 14 Oct - 17:15

Jade ∞ Isaak
I just want you to be alright.

Un haussement d'épaules, rien de plus face à cette espèce d'insulte. Feindre l'indifférence était sa seule arme désormais. A lui aussi, il se faisait pitié. Il n'était plus rien depuis qu'il avait quitté Jade. Rien, à part une carapace vide incapable d'éprouver la moindre émotion. Isaak ne vivait plus réellement ; il se contentait de laisser défiler les jours, d'accomplir tous ces actes mécaniquement. Les seules instants où il se sentait réellement en vie, c'était quand il était près du feu. Il éprouvait une sorte de satisfaction malsaine à être l'auteur de quelque chose d'aussi puissant et d’incontrôlable, de dévastateur. Et il y avait aussi les moments où il croisait la blonde. C'était assez rare à vrai dire ; il avait pris soin d'éviter les lieux qu'ils avaient l'habitude de fréquenter, d'éviter certains amis qu'ils avaient en commun. Mais c'était tout de même arrivé. Il y avait eu cet instant de faiblesse, au décès de son père, qui n'avait fait qu'empirer les choses, quand bien même il ne regrettait pas d'avoir retrouver la sensation familière de son corps contre le sien l'espace d'une nuit. Et puis, il y avait maintenant, cette rencontre qu'il n'avait pas prévu et qui mettait le jeune homme dans tous ses états, bien qu'il ne montrait rien. « Peut-être bien. » dit-il simplement, comme si en dire plus risquait de le démasquer. Isaak mesurait chaque parole avec précaution, ne tenant pas à gaffer. S'il s'était éloigné d'elle aussi brusquement, c'était pour une raison ; pour la protéger elle. Tout foutre en l'air maintenant reviendrait à reprendre à zéro pour lui, aussi difficile que cela soit. L'américain était persuadé qu'il lui était nocif, qu'elle méritait bien mieux. Parfaite comme elle l'était, refaire sa vie n'allait pas être bien difficile.

Pourtant, son sang ne fit qu'un tour à l'évocation de ce nouveau petit-ami. Il s'était emporté, laissant transparaître ce qui ressemblait à de la jalousie et à de l'énervement. C'était plutôt égoïste, d'agir comme il le faisait pour ensuite s'emporter quand un autre homme faisait irruption dans la vie de Jade. Cette dernière n'hésita d'ailleurs pas à enfoncer le couteau dans la plaie ; juste retour des choses, sans aucun doute. Pourtant, ça faisait mal. Il en regrettait presque de ne pas être cette minuscule coquille vide incapable de ressentir quoi que ce soit en sa présence. Cela l'aiderait à tenir bon, à ne pas laisser ce tourbillon de sentiments l'influencer dans ses propos et dans ses actes. Car malgré tous ses efforts, Isaak ne parvenait pas à rester de marbre et à se calmer de nouveau. Il bouillonnait de l'intérieur et avait une furieuse envie de croiser le chemin de celui qui volait, apparemment, sa place dans le cœur de la blonde. « On peut vérifier ça, si tu veux. Vas-y, appelle-le ton foutu chevalier servant, histoire de voir si il fera le poids face à moi. » lança-t-il, son regard rivé dans le sien. Non pas qu'il soit du genre à se battre souvent mais ça lui était égal. Quand bien même ce type faisait deux têtes de plus que lui, qu'il soit plus baraqué ou autre, il ne se dégonflerait pas. Ce n'était pas comme si l'étudiant avait grand chose à perdre. Évidemment, il tenta de fuir. Après tout, c'était ce qu'il faisait de mieux. Pourtant, Jade le retint, appuyant légèrement sur son bras blessé ce qui le fit grimacer. Il fronça légèrement les sourcils lorsqu'elle lui intima l'ordre de s'asseoir, peinant à croire qu'elle soit sérieuse. Malgré tout, Isaak se rassit, son pied tapotant nerveusement le sol sous l'effet de cette jalousie qui coulait toujours dans ses veines. « Je pensais que ça te ferait plaisir de me voir partir plus vite. » constata-t-il, tout de même surpris qu'elle l'ait retenu. Enfin, sans doute était-ce par soucis du travail bien fait, ou plutôt, pour insister encore et encore avec ce petit-ami qu'elle semblait tant apprécier. Lorsqu'elle enchaîna, sa mâchoire se serra et son regard se reporta sur la blonde. « Excuse-moi, mais ça, j'ai du mal à y croire. » Nouvelle tactique de la part de l'étudiant ; il ne comptait pas se laisser faire et fuir alors qu'elle remettait en doute son aptitude à lui procurer du plaisir, comme elle le disait si bien. Son visage se rapprocha légèrement du sien, sans qu'il ne la lâche du regard. « J'ai du mal à croire qu'il sache quelle caresse te rend instantanément folle de désir, ni même qu'il sache te satisfaire tout court. » dit-il, l'air sûr de lui. Il recula légèrement son visage avant de reprendre, n'ayant pas tout à fait terminé. « Je doute aussi qu'il sache ce qui te fait sourire. Il doit pas savoir, par exemple, que tu passes ton temps libre à lire des livres allemands ou français parce que t'adores ça. Ou que tu passes plus de temps à te préoccuper des autres que de toi-même. » Et tout ça, il s'en souvenait parfaitement, comme tout un tas d'autres choses. Isaak s'en voulait presque de lui balancer tout ça, lui montrant ainsi que malgré tout, il n'avait rien oublié. Mais c'était trop tard ; il l'avait dit et ne pouvait faire machine arrière. « Alors tu peux dire ce que tu veux mais ce type te connaîtra jamais aussi bien que moi. » dit-il alors que son regard préférait de loin examiner la pièce dans laquelle il était, non pas par intérêt mais pour ne pas avoir à affronter sa réaction.
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas


Invité

Invité




MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Sam 8 Nov - 10:36


Broke your heart, I'll put it back together.
I would wait for ever and ever.

― jade & isaak ―
◌◌◌

    Lui tenir tête. Ne pas s'abaisser au même niveau que lui. Ne pas entrer dans son jeu. Ne pas te laisser charmer par ses beaux yeux et ses belles façons. Tu te le répètes, encore et encore dans ta tête, parce que tu sais qu'autrement, tu vas le laisser gagner, le laisser prendre de l'avance, regagner le pouvoir qu'il peut avoir sur ta personne. T'es faible lorsqu'il est question d'Isaak Carver, bien trop faible. Tu te laisses manipuler, telle une marionnette à la disposition de son maître. Peut-être parce que c'est tellement facile de se laisser faire par quelqu'un qui a déjà eu entre les mains ton coeur, ton corps et la moindre de tes pensées. C'est tellement facile de retomber dans les mêmes pièges, beaucoup plus difficile de s'empêcher de retourner vers quelque chose que l'on connaît, quelque chose que l'on a autrefois tant aimé. Tu as la gorge sèche, cette conversation, elle te donne mal au coeur soudainement. Tu t'es avancée en terrain glissant en inventant ce petit ami, et soudainement, tu regrettes de l'avoir fait. Mais tu te vois incapable de te démentir, parce que tu sais qu'il comprendrait ce que ça veut dire. Qu'il comprendrait que t'as menti seulement pour le rendre jaloux, seulement pour lui faire croire que tu ne l'aimais plus, alors que ce n'est pas vraiment le cas. Tu ne sais pas si c'est de l'amour, c'est dur de croire qu'on puisse encore aimer quelqu'un qui nous fait aussi mal, pourtant, tu sais qu'il ne devrait pas habiter tes pensées aussi souvent qu'il le fait. Tu te retrouves encore trop souvent à divaguer et ses traits te reviennent, comme une image brûlée dans tes rétines, des souvenirs trop puissants, trop vifs, trop douloureux. Tu te demandes si lui aussi, il se surprend à te revoir dans ses pensées. Si lui aussi, ça lui fait mal, de se souvenir de toi et de ne pas pouvoir taire ta voix dans sa tête. Et puis tu te souviens que c'est ce que lui a voulu, et tu te dis que celui qui s'éloigne de l'autre ne souffre pas autant, sinon il n'aurait pas pris cette décision. Un long soupir s'échappe de tes lèvres, t'en as presque la tête qui tourne à te perdre dans ces théories, ces pourquoi et ces comment, alors qu'au final, la réalité en demeure inchangé. T'es toute seule Jade, et tu ne t'y fais, même après tous ses mois. T'es toute seule et t'as pas envie de donner ton coeur. Pas à personne, sauf peut-être celui qui l'a brisé en premier lieu. « Peut-être bien. » Il a changé, ce n'est pas une question, même s'il n'est pas prêt à se l'avouer à lui-même. Tu hoches les épaules. Te mordille inconsciemment la lèvre. À cet instant précis, tu voudrais pouvoir le serrer dans tes bras. Lui dire que ça va bien aller, que tu es là, qu'il n'a pas à s'en faire. Parce que pour une fraction de seconde, tu peux voir l'insécurité dans ses yeux, cette petite tristesse qu'il camoufle toujours aussi bien. Mais tu le connais si bien, ton Isaak, même après tout ce temps. Sauf que tu contiens. Tu restes en place. Tu ne fais rien, malgré tout ton corps qui semble vouloir se rapprocher et combler le vide entre vous. Tu ne fais rien, et ça te brise ne serait-ce qu'un peu plus de l'intérieur.

    « On peut vérifier ça, si tu veux. Vas-y, appelle-le ton foutu chevalier servant, histoire de voir s'il fera le poids face à moi. » Tu ne sais pas si tu es plutôt amusée ou choquée de la réaction du jeune homme, mais une chose est certaine, tu es contente, ne serait-ce même sans trop t'en rendre compte, de voir qu'il est jaloux par ton prétendu petit ami. Heureuse de savoir qu'il tient encore assez à toi pour agir comme si tu lui appartenais encore, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Tu devrais détester ce comportement, tu le fais un peu d'ailleurs, mais ça te rassure de savoir que t'es pas toute seule à être rester accrocher à ce qui vous aviez avant, à ce que vous avez pu partager. « Pas la peine. Ton ego serait brisé de voir par qui je t'ai remplacé. » Un sourire arrogant se place intuitivement sur tes lèvres. Tu t'en sors plutôt bien avec toute cette histoire de petit ami inventé que tu n'auras probablement même pas besoin de lui prouver qu'il existe, le faux mec parfait. De toute manière, ce n'est pas comme si tu allais faire exprès de retombé sur le jeune Carver dans un futur rapproché. Ça fait trop mal de toute façon, de le voir, de le savoir pas loin, de le vouloir dans ta vie. « Je pensais que ça te ferait plaisir de me voir partir plus vite. » Ça devrait te faire plaisir, tu le sais. Mais tu sais que dès qu'il passera cette porte, tu ne le reverrais pas pour encore quelques mois, et tu ne sais plus si c'est sa présence ou son absence qui fait le plus mal. Tu ne sais plus si c'était vraiment la solution de le sortir complètement de ta vie. Tu ne sais pas au fond, si t'es véritablement capable de vivre sans lui. Ces pensées te terrifient au plus haut point parce que dès qu'il aura disparu à nouveau, elles prendront toute la place, mais tu te dois de rester de marbre, la plus indifférente possible pendant que tu le peux encore. Parce que tu peux avoir les pensées à l'envers, mais tu ne peux pas te permettre de lui laisser savoir que c'est encore et toujours à cause de lui. « Pas au dépend de mon boulot, non. Autrement, j'en ai rien à foutre de toi. » Sec, tu te dois de rester sec Jade. Ça devient de plus en plus dur, mais tu gardes une expression neutre. Sauf que de parler à nouveau de ton faux petit-ami, ça complique les choses. Tu t'es mise les pieds dans les plats, en voulant lui faire croire qu'il te donnait plus de plaisir que lui n'avait pu le faire. Tu aurais dû te douter qu'il chercherait à te faire comprendre le contraire. T'es tombée dans ton propre piège Halstead, comme une putain de débutante. « Excuse-moi, mais ça, j'ai du mal à y croire. » Tu continues de travailler les bandages du jeune homme, prétendant d'ignorer le commentaire. Sauf que lorsque tu lèves la tête, tu aperçois que la sienne s'est drôlement rapprochée. Tu peux sentir son souffle contre tes lèvres tellement l'espace est restreint désormais, et ça t'étire un frisson, le genre de frisson que tu n'as plus l'habitude de ressentir. « J'ai du mal à croire qu'il sache quelle caresse te rend instantanément folle de désir, ni même qu'il sache te satisfaire tout court. » Tes lèvres tremblent légèrement, c'est extrêmement difficile de rester de marbre à cet instant précis. Y'a cette petite voix dans ta tête qui t'ordonne de t'emparer de ses lèvres, mais une autre, plus forte, qui t'en empêche. Tu recules un peu de la tête, mais il se rapproche automatiquement, et tes yeux sont incapables de quitter les siens. « Parce que toi, tu crois le savoir peut-être? Rêve pas Isaak, tu sais rien de moi au fond. » Tu manques d'assurance, de confiance. T'as perdu ton attitude de fille au dessus de ses affaires. Parce qu'il sait où te toucher Isaak, fuck oui qu'il le sait. Il sait exactement comment placer sa main dans tes cheveux pour te rapprocher de lui, comment placer ses lèvres sur les tiennes pour un baiser des plus parfaits. Il sait comment mettre ses mains sur tes hanches pour t'attirer contre lui, il sait quelle partie de ton dos est chatouilleuse et te procure des frissons de désir. Il sait comment te faire l'amour pour te monter au septième ciel. Et alors que tout ça te repasse en tête, comme des flashs, tu te souviens faiblir. Petit peu par petit peu. « Je doute aussi qu'il sache ce qui te fait sourire. Il doit pas savoir, par exemple, que tu passes ton temps libre à lire des livres allemands ou français parce que t'adores ça. Ou que tu passes plus de temps à t'occuper des autres que de toi-même. » « Arrête. » Soudainement, t'as les larmes aux yeux et t'es plus capable de le regarder. Tes yeux contemplent le sol, tes pieds qui tapotent le plancher, un des nombreux signes qui témoignent de ta nervosité actuelle. Fuck, tu t'étais promise de ne pas pleurer. Sauf que tu sens la larme qui coule contre ta joue. Parce qu'Isaak, il te connaît, il te connaît si bien que ça devrait être interdit. Et il l'utilise contre toi, comme il sait si bien le faire. Et t'aurais jamais cru que quelqu'un puisse te comprendre aussi bien. « Alors tu peux dire ce que tu veux, mais ce type te connaîtra jamais aussi bien que moi. » Tu lèves les yeux au ciel, essuie rageusement tes quelques larmes traîtresses avant de replonger ton regard directement dans celui du jeune homme. « Peut-être, mais lui, il risque pas de me faire du mal comme tu l'as fait, comme tu continues de le faire! » Tu retrouves cette colère qui ne t'a jamais vraiment quitté, tu t'emportes. T'en as marre de faire semblant, même si tout tourne autour d'un homme imaginaire. « J'ai jamais compris Isaak! Pourquoi? Pourquoi est-ce que t'es parti comme ça, sans la moindre explication? » Ravale tes larmes Jade, deviens pas petite devant lui, pas cette fois s'il-te-plaît. « Fuck Isaak, j't'aimais comme une putain de folle. Pourquoi tu m'as fait ça? » La vérité qui sort du sac. La fameuse question sans réponse. Pour une putain de fois, je t'en supplie, sois seulement honnête avec moi.
Revenir en haut Aller en bas


Invité

Invité




MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Dim 9 Nov - 22:56

Jade ∞ Isaak
I just want you to be alright.

C'était puéril comme réaction. Totalement stupide et incohérent avec la façon dont Isaak avait agit ces derniers mois avec elle. Se montrer aussi jaloux et possessif revenait presque à avouer qu'il éprouvait toujours un minimum de sentiments pour elle. Même si c'était vrai, il ne devait rien montrer. Sauf qu'imaginer les mains d'un autre sur Jade, sa Jade, celle avec laquelle il avait tout vécu et la seule et unique femme qu'il ait jamais aimé, c'était trop difficile pour qu'il reste de marbre. La jalousie s'était vicieusement infiltrée jusque son cœur, ne lui laissant pas la moindre chance de résister. Alors il avait craqué. Son masque s'était fissuré, laissant entrapercevoir à quel point cette perspective le touchait, plus que c'était censé être le cas. A ce moment là, le brun aurait préféré être partout sauf ici, ne jamais avoir appris ce qu'elle lui balançait. Il aurait été beaucoup plus facile de continuer à survivre si il ne l'avait pas revu et si ces images, celles des mains d'un type quelconque ne la méritant certainement pas qui se baladaient sur son corps. Et bien sûr, Jade remuait le couteau dans la plaie. Sans doute était-ce mérité après tout ce qu'il lui avait fait vivre. Mais là, sur le moment, Isaak trouvait cela particulièrement cruel. Peut-être parce que lui savait les véritables raisons pour lesquelles il l'avait quitté. Parce qu'il perdait pied et qu'il devenait bien trop instable pour la blonde, parce qu'il voulait la protéger de ce qu'il devenait peu à peu. Mais ça, Jade ne le savait pas. L'américain se demandait d'ailleurs comment elle avait pu croire cette excuse qu'il lui avait sorti. Ça ne marche plus. Cette phrase lui semblait cruellement fausse et surtout, bien trop courte pour mettre un terme à une relation aussi longue que la leur. Et bien trop insuffisante. Pourtant, c'était ce qu'il lui avait dit pour en finir, comme si ça suffirait comme explication à la jeune femme. Ça n'avait pas été le cas et il n'avait pas cherché à lui dire quoi que ce soit de plus. Maintenant, il payait le prix cher pour ce mal qu'il lui avait fait tout ce temps, de par ce petit-ami qu'elle évoquait encore. « J'aimerais en juger par moi-même. » se contente-t-il de dire. Isaak se fichait bien de son égo ; Jade pouvait tout aussi bien l'avoir remplacé par le type le plus intelligent, le plus drôle, le plus séduisant et le plus attentionné au monde sans qu'il n'approuver leur relation. Personne n'était assez bien pour elle.

Et voilà qu'elle lui disait n'en avoir rien à foutre de lui. A croire que la soirée n'était pas suffisamment merdique comme ça, il fallait entendre ces quelques mots douloureux et qu'il aurait préféré ne jamais devoir affronté. Il ne parvenait pas à savoir si elle mentait ou si elle le pensait réellement, pas alors qu'elle restait concentrée sur les bandages qu'elle lui faisait. Et alors qu'Isaak aurait du se taire, la laisser terminer pour ensuite partir le plus vite possible et tenter d'oublier, il l'ouvre, parce que c'est plus fort que lui. Il s'approcha trop près d'elle et son odeur vient déjà l'enivrer, lui faisant immédiatement oublier sa décision. Il avait envie de passer une main dans ses cheveux, de l'attirer contre lui et de l'embrasser, encore et encore, jusqu'à en avoir le souffle coupé. Au lieu de ça, l'étudiant se contente de cette liste de choses qu'il sait sur elle sans se soucier de ses protestations. S'il y a bien une chose qui ne change pas malgré l'état de leur relation actuelle, c'est qu'il la connaît, mieux que quiconque. Et ça, on ne le lui enlèvera pas. Il n'arrête pas alors qu'il aurait sans doute dû ; ça s'entendait, au timbre de la voix de Jade que c'était trop. Sauf que lui, il savait jamais quand était le bon moment pour s'arrêter, il allait toujours trop loin. Alors ce qui devait arriver arriva ; Jade craqua. Et honnêtement, ce n'était pas ce qu'il voulait. Sa remarque a le don de lui faire taire. Sur ce point, elle n'avait pas tort. A part la faire souffrir, il ne savait pas faire grand chose depuis leur rupture. Voilà cette question, qui a du la hanter tout ce temps ; Pourquoi. En la voyant aussi démolie, une vague de culpabilité envahit Isaak. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, s'excuser d'avoir agi de la sorte et lui demander une autre chance pour tout recommencer. Il aurait voulu la réconforter à coup de baisers, de caresses et de mots doux. Sauf qu'il ne pouvait pas ; il s'était privé de ce droit le jour où il avait décidé d'en finir. Pour autant, face à ses larmes, il était incapable de garder ce masque de pauvre type arrogant et sans remord. « Parce que c'est ce qu'il y a de mieux pour toi. » lâcha-t-il sincèrement, son regard ne quittant pas le sien. C'était tellement vrai. S'il était resté avec elle, il l'aurait entraîné dans ses emmerdes et ça, c'était pas ce qu'il voulait. Il s'en voulait un peu d'avoir lâcher cette sorte d'indice mais ça avait été plus fort que lui. Mentir lui avait semblé impossible sur le moment. Il finit par se redresser, allant même jusqu'à glisser quelques mèches de ses cheveux derrière son oreille, lentement. « Ouvres les yeux, Jade, tu mérites bien mieux. Tu mérites un type brillant, qui prendra soin de toi et qui passera pas son temps à merder encore et encore. » Et ça, il le pensait vraiment, même si l'imaginer avec un autre lui tordait le cœur. Issak aurait voulu être cet homme mais pour les raisons qu'il s'était répété des centaines de fois, c'était impossible. Il détourna le regard, ne supportant plus cette douleur qu'il pouvait lire sans peine dans son regard. « Et apparemment, t'as trouvé ce type. »
code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas


Invité

Invité




MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   Dim 28 Déc - 7:21


Broke your heart, I'll put it back together.
I would wait for ever and ever.

― jade & isaak ―
◌◌◌


    T'aimerais dire que tout s'est bien terminé. Une entente à l'amiable. Ce serait tellement plus simple dans ces conditions, tout le monde le dit. Mais c'est pas comme ça que ça s'est passé, impossible de toute maniere. Pas avec lui, pas avec toi. Pas avec ton coeur encore trop fragile, ton coeur encore trop gros, prêt à tout donner. Pas avec la manière dont il avait pris possession de toi, et toi qui croyait naïvement qu'il ne te laisserait jamais, que ce serait pour toujours, comme on lit dans les histoires pour petite fille. Parce que tu l'étais encore, une petite fille, qui croyait à la fin heureuse avec son prince charmant. Parce que tu devais bien te rendre compte au bout du compte qu'Isaak, il avait rien du véritable prince charmant. Qu'il ne viendrait jamais te sauver lorsque le grand méchant loup menaçait de tout détruire sur son passage. Que c'était peut-être lui, le grand méchant loup. Ton coeur se serre à ses pensées, même après tout ce temps, après toutes ces nuits blanches à le détester, t'as encore du mal à le dépeindre comme étant le voyou qu'il est pourtant. Parce qu'il te connaît si bien, parce que tu croyais si bien le connaître à ton tour, parce que tu le croyais incapable de te faire du mal alors qu'en réalité, il a pris ton coeur dans ses mains sans pitié pour mieux le détruire. Tout ça, ça te tourmente, en permanence. Même quand t'étais avec un autre, y'a son visage qui revenait, ici et là, pour te rappeler qu'aimer réellement, c'était douloureux. Que tu l'avais déjà fait une fois et que tu n'avais pas particulièrement envie de retenter l'expérience. T'avais essayer pourtant. T'as ouverte ta barricade quelques temps, t'as offert ton temps et ta tendresse comme tu sais si bien le faire. Ça aurait peut-être pu marcher, avec Mickey. S'il était pas aussi fou. Il t'a fait voir la vie avec un autre regard mais au final, la chute a été tellement douloureuse que tu le sais bien que t'es mieux les deux pieds bien encrés sur terre. Toute cette discussion mentale t'arrache un énième soupir, le regard fixé sur les brûlures, les bandages, tes mains qui s'acharnent au travail un peu machinalement alors que t'es peu consciente de tes mouvements. T'es ailleurs, tout simplement. Parce qu'au final, ça fait toujours aussi mal d'être ici, avec Isaak Carver. Sa voix te ramène à votre discussion débile, ton petit ami inventé et ô combien il est parfait en comparaison avec ton ex. T'es d'un pitoyable indescriptible Halstead, ça en presque marrant. « J'aimerai en juger par moi-même. » Il ne manquerait plus que ça. Tu échappes un rire, le genre un peu fake, juste pour pouvoir mettre un terme à tout ça. T'as pas envie de t'enfoncer plus loin que nécessaire dans ce mensonge stupide, tu préfères limiter les dégâts, pendant que c'est encore un tantinet possible. « Oublie-ça Isaak, ça risque pas d'arriver. » Parce que même si le dit petit ami existait, t'aimerais mieux pas qu'une rencontre se produise. Isaak, il est bon pour toi que lorsqu'il est en dehors de ta vie, il faudrait vraiment que ton coeur et que ta tête se mettent à le comprendre, une bonne fois pour toute.

    Et puis il y a la question, la grosse. Celle qui fait mal à simplement traverser tes lèvres. Y'a des larmes sur tes joues, t'es encore une fois la petite poupée en peine. Ses traits s’adoucissent, tu veux pas qu'il se la joue doucement avec toi, t'as envie qu'il te brasse, qu'il te fasse du mal, encore un peu, pour que tu comprennes bien le message. Mais c'est pas ce qui se passe, et t'es prise au dépourvue. «Parce que c'est ce qu'il y a de mieux pour toi. » « J'croirais pas non. » Tu hoches de la tête. T'avais pas prévue de t'ouvrir, là, maintenant, au milieu d'une salle d'hôpital. T'avais pas prévue de lui faire savoir tout ce qui se passe dans ta tête lorsque son nom se fait une petite place dans ton esprit, mais t'es incapable de te retenir plus longtemps. Parce que ça te hante et puis, t'as besoin d'être délivrée. Délivrée de tout ça, de ce poids, de cette chaîne qui te ramène à lui alors que tu devrais avancer dans la vie, prendre des risques, baisser les armes. « T'as pas l'air de te rendre compte de combien ça été difficile pour moi d'apprendre à vivre sans toi. » Parce qu'au cas où tu l'aurais oublié, t'étais mon encre Isaak, tu te souviens? Quand c'était le bordel à la maison et que t'étais le seul vers qui je pouvais me tourner? Parce que t'étais mon meilleur ami même avant d'être mon amoureux. Parce que t'étais là depuis tellement longtemps et que le trou que tu as laissé était si grand que j'étais tout simplement incapable de le combler. Je n'en avais pas envie, je n'en avais pas le courage, tu vois pas tout ça avoue. Tu ne vois que ce que tu veux voir, que ce qui te fait du bien à toi, et t'effaces le reste de l'image, histoire de te sentir mieux, ne serait-ce qu'un peu. Mais c'pas ça la vie Isaak, quand est-ce que tu vas ouvrir les yeux? « Combien ce l'est encore.. » Tu murmures ces derniers mots, un peu honteuse de toi-même. De ta faiblesse, de ton coeur qui est grand ouvert. De toute façon, tu sais que t'as plus rien à perdre. Que c'est réellement fini, que même si tu restes attachée à lui, tu ne crois pas être en mesure de lui faire confiance à nouveau, de pouvoir t'offrir à lui comme tu l'as fais si souvent auparavant. « Ouvre les yeux Jade, tu mérites bien mieux. Tu mérites un type brillant, qui prendra soin de toi et qui passera pas son temps à merder encore et encore. » Tu hoches négativement de la tête, même si tu sais qu'il n'a pas complètement tord. Là où tu n'es pas d'accord avec lui, c'est à savoir que ça n'aurait pas pu être lui, le type brillant, celui qui te fait du bien et qui avance dans la bonne direction. Tu ne veux pas l'avouer, mais t'es drôlement inquiète pour lui. Inquiète par le chemin qu'il semble prendre en ce moment, par ce que tu devines derrière son allure un peu trop fière. « J'aurais pu être là Isaak. Peu importe ce qui avait, j'aurais été là. J'espère que tu le sais. » T'es plus forte que t'en as l'air, malgré ta grande vulnérabilité. Tes épaules en auraient supporter un peu plus, s'il avait été assez fort pour partager à son tour. Mais le passé restera intact, malgré les si et les peut-être. Ça ramène pas dans le temps, les regrets des événements d'avant. « C'est toi qui a abandonné pour nous deux. Parce que j'aurais pas pu partir Isaak. J'aurais jamais osé. » T'étais bien trop accrochée à lui, à ton idée de ce futur que vous auriez pu avoir, que vous auriez dû avoir. Mais la roue a tourné et le temps est passé et c'était le temps pour toi d'effacer les traces de ta douleur et d'avancer, peu importe le prix que ça t'en coûte. « Et apparemment, t'as trouvé ce type. » Tu restes silencieuse, pendant quelques secondes. T'as pas envie de retourner à ce sujet. Tu te contentes de te relever, le regard porter sur le mur derrière la tête du jeune homme. « J'ai terminé. » Tu te râcles la gorge, ramasse tes affaires rapidement, toujours en t'assurant de ne pas regarder le jeune Carver qui s'est levé à son tour. « Je vais aller chercher le médecin pour qu'il signe ta décharge et tu pourras rentrer chez toi. » Prendre une grande respiration, le regarder une dernière fois, tu ne peux rien faire de plus à ce moment précis. « Je suis désolée. » Pour tout ce que je viens de dire, pour tout ce que j'aurais probablement dû garder pour moi. Je suis désolée que ça ait dû se passer comme ça. Désolée qu'on soit plus toi et moi, contre le monde.


sujet terminé.
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: (jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.   

Revenir en haut Aller en bas
 

(jak) ✯ maybe if i tell myself enough, i'll get over you.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: the hennepin county medical center.-