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✯ INTRIGUE UNE : SEVEN DEVILS IN YOUR HOUSE.

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MessageSujet: ✯ INTRIGUE UNE : SEVEN DEVILS IN YOUR HOUSE.   Sam 26 Avr - 17:45


intrigue numéro une
- seven devils in your house  -



Les fêtes de fin d’année s'achèvent dans une semaine seulement et pourtant les habitants continuent de se presser dans le centre commercial de la ville. Certains poursuivent leurs derniers achats, d’autres préparent avec attention le réveillon à venir. Les boutiques de la grande galerie gourmande se voient prises d’assaut. Les vendeuses peinent à suivre le rythme, les clients se font de plus en plus énervés. Quelques cris résonnent. Ils traduisent le mécontentement notoire de ces derniers. Quelques enfants s’égarent au moment où leurs parents les perdent de vue. Des adolescents fricotent au beau milieu des rayons, se laissant emporter par la fougue de l’amour et du désir. D’autres en oublient le temps, guettant le moindre article pour satisfaire leurs petites envies. La foule est amassée de toutes parts. Quelques chants de fêtes se font entendre. Ils nourrissent l’hypocrisie bien connue de cette époque. Le père-noël au loin titube, ayant sûrement bu plus qu’il ne fallait. Mais personne ne veut le remarquer. Tout le monde veut croire en son petit monde parfait. Un monde parfait qui pourrait pourtant s’écrouler à n’importe quelle seconde.

Au loin, à l’abri des  regards, trois hommes viennent d’arriver. Vêtus de noir, ils portent chacun une sacoche sur le côté. Ils observent la foule. Le silence perdure entre eux. Le plus grand des trois se renfrogne sur lui-même à chaque fois qu’un passant daigne le regarder. Ils semblent ailleurs, égarés dans une colère incompréhensible encore. Un flic qui s’avance ne peut s’empêcher de les observer en arquant un sourcil. Mais il ne s’arrête pas. Il continue sa route. Les hommes sont rassurés. L’un d’entre eux tient un cure-dent au creux de sa bouche. Il le mordille comme si sa vie en dépendait. « Tout le matériel est prêt ? » « Tout. On a vérifié trois fois avant d’se tirer du hangar. » « Ils vont vite déchanter cette bande de connards blindés de tune. » « Calme-toi, on ne doit pas se faire remarquer. » « Je me charge du premier étage, tu gères le rez-de-chaussée. » « Dès que tu reçois mon message, tu te lances. » « Le retardateur se déclenchera et on aura trois minutes pour se tirer et les laisser crever. » Pas un mot de plus. Les instructions sont lancées. Les trois hommes se séparent à cette seconde précise. Personne n’a idée de ce qui va arriver. Toute la foule présente continue de vaquer à ses occupations. Chacun croit que cette tranquillité apparente va perdurer. Mais ce n’est qu’un vulgaire faux semblant. Le premier homme se retrouve aux abords du centre même de la galerie marchande au rez-de-chaussée. Le second arrive au premier étage et se dirige vers le balcon central pour observer la foule, un sourire sarcastique étirant ses lèvres. Et le troisième lit, commence à filer vers la sortie principale. Il se poste devant. Ses yeux détaillent les personnes qui entrent. Il reste à l’affût de la moindre présence policière. Après une minute, les trois se fixent via une oreillette. La voix de chacun résonne. Les dernières instructions filent. Deux d’entre eux déposant un petit objet à même le sol dans la plus grande discrétion. Nouveaux sourires remplis d’hypocrisie.

Et la mécanique bien rodée vient de se lancer. Ils pressent à présent le pas. Les trois finissent par se retrouver à l’extérieur. Ils s’engorgent dans le véhicule gris et miteux garé non loin de là. Ils roulent durant cinq minutes à peine, se postant dans une rue voisine. Trois, deux, un. Un bruit assourdissant vient de résonner. L’explosion est arrivée. Pourtant, l’effet escompté semble minime en apparence. Quelques débris de verres, des boutiques détruites en partie. Certaines personnes se relèvent déjà. Les deux bombes n’ont pas réalisé les dégâts escomptés. Il y a en déjà qui se pressent pour aider les gens encore au sol. Le chaos règne malgré tout avec cette fumée nauséabonde. Les hommes dans leurs voitures ne bougent pas. Celui à l’arrière rigole, espérant avoir ainsi ôté la vie à un grand nombre de clients. Mais tout dérape en une seconde. Le conducteur semble pris d’une folie inconsidérée. Il redémarre le véhicule, partant en trombe vers le centre commercial. En apparence, ce dernier semble normal malgré la fumée qui s’évacue par endroits. Les deux autres passagers ne comprennent pas. Mais tout s’éclaire au moment où la voiture se stoppe. Le chef de la bande sort, ouvre le coffre, dévoilant ainsi un lot d’armes de pointe. Il en prend une, faisant signe aux deux autres d’en faire autant. Leurs plans se voient modifiés et pourtant ils gardent une forte confiance. Chacun pénètre – non sans difficultés – dans le hall. Un des hommes bloque aussitôt les issues de secours, empêchant ainsi les personnes de rentrer et de sortir. Le flic au loin réalise que le drame va continuer de se jouer. Il a juste le temps d’informer la brigade par téléphone, qu’une première balle est tirée. Elle arrive droit dans sa poitrine. Il s’écroule. A présent, la vie de toutes les personnes est entre les mains des trois hommes. Qui va vivre ? Qui va mourir ? Personne ne le sait, sauf eux.



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